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PRE-OUVERTURE A WALL STREET - Les entreprises plombent les marchés

Jeudi 26 Jun 2008 à 15:24

Les marchés américains sont attendus en baisse. Si le statu quo de la Fed sur les taux était attendu, les analystes sont dubitatifs sur la marge de manoeuvre de la banque centrale vis-à-vis de l'inflation dans les semaines à venir : la croissance du PIB s'est finalement établi à 1% au premier trimestre, quand l'indice des prix PCE est ressorti à +3,6%. Sur le front des valeurs, Nike, Citigroup, Oracle et même Research in Motion risquent d'être entourées après des prévisions décevantes. A 15h10, les futures sur S&P 500 et nasdaq 100 cèdent respectivement 14,25 et 27 points à 1308 et 1905 points.

Hier à Wall Street

Les marchés actions américains ont achevé la séance en hausse mesurée. En observant le statu quo sur ses taux, la Fed a rompu pour la première fois le cycle baissier entamé en septembre dernier avec l'éclatement de la crise des "subprimes". Pour les économistes, la faiblesse de conjoncture américaine ne devrait pas pour autant permettre à la banque centrale de relever ses taux à court terme. Conséquence du statu quo monétaire, le dollar a touché un plus bas de deux semaines. Le Dow Jones a clôturé en hausse de 0,04% à 11811,83 points. Le nasdaq composite a gagné 1,39% à 2401,26 points.

Les chiffres macroéconomiques

L'indice des prix PCE (indice lié aux dépenses de consommation) du premier trimestre aux Etats-Unis est ressorti à 3,6%. Les économistes visaient +3,5%.

384 000 inscriptions hebdomadaires au chômage ont été enregistrées la semaine du 21 juin. Les économistes tablaient sur 375 000. Le chiffre de la semaine précédente a été révisé à 384 000 contre 381 000 en première estimation.

La croissance du PIB (Produit Intérieur Brut) américain définitif du premier trimestre ressort à 1%, révisé de 0,9%. Les économistes tablaient sur 1%.

Le chiffre de la revente de logements pour mai est attendu à 16h.

Les valeurs à suivre

ANHEUSER-BUSCH

Anheuser-Busch aurait l'intention de rejeter l'offre d'achat non sollicitée de son concurrent belge Inbev, selon une source proche du dossier citée par Reuters. Le brasseur belge a lancé début juin une offre de 65 dollars par action en cash sur son homologue américain, soit 46,3 milliards de dollars (29,5 milliards d'euros). Par ailleurs, selon le Wall Street Journal, Anheuser-Busch devrait annoncer prochainement les grandes lignes de son plan de restructuration, qui passerait notamment par la cession des activités dans les parcs de loisirs.

BOEING

Un point pour Boeing. Selon un rapport détaillé publié par le Government Accountability Office (GAO), l'armée de l'air américaine a bien commis des erreurs en organisant l'appel d'offres pour ses avions ravitailleurs, finalement attribué à l'équipe EADS/Northrop et contesté par Boeing. Pour l'organisme, l'appel d'offres de l'US Air Force sur les ravitailleurs présentait de sérieux défauts et avait de façon injuste favorisé le groupe Northrop/Grumman, partenaire d'EADS. Boeing aurait eu une "chance importante" de remporter le contrat de 35 milliards de dollars sans ces erreurs, a estimé le GAO.

CITIGROUP

Citigroup pourrait poster une dépréciation supplémentaire de 8,9 milliards de dollars en raison de crise du "subprime" au deuxième trimestre, selon Goldman Sachs. Le broker a abaissé sa recommandation sur la première banque américaine de Achat à Neutre car il estime que l'impact du ralentissement de l'économie sur le groupe sera plus important que prévu.

MERRILL LYNCH

Goldman Sachs s'attend à ce que la banque américaine Merrill Lynch enregistre 4,2 milliards de dollars de nouvelles dépréciations au deuxième trimestre. Il a abaissé à Neutre son conseil sur le secteur du courtage aux Etats-Unis car il estime que la détérioration des fondamentaux de l'économie américaine va se poursuivre. La reprise devrait donc intervenir plus tard que prévu.

NIKE

Nike a enregistré un bénéfice net en hausse de 12% à 490,5 millions de dollars au quatrième trimestre, contre 438 millions de dollars un an plus tôt. Le bénéfice par action a gagné 14% à 98 cents par action, contre 86 cents un an plus tôt. Le groupe d'équipements sportifs a dépassé les attentes, puisque le consensus Thomson Financial attendait 96 cents par action. Cependant, Nike a inquiété le marché en raison de perspectives prudentes aux Etats-Unis, où il a fait état d'une stagnation des pré-commandes pour la période courante jusqu'à novembre, en raison du ralentissement de la consommation.

ORACLE

Oracle a publié des résultats trimestriels supérieurs aux attentes. Au quatrième trimestre clos le 31 mai, le numéro trois mondial des logiciels a réalisé un bénéfice net en hausse de 37% à 2,04 milliards de dollars ou 0,39 dollar par action. Hors éléments exceptionnels, le bénéfice par action est ressorti à 0,47 dollar, au-dessus des 0,44 dollar attendu en moyenne par les analystes interrogés par Thomson Financial. Le chiffre d'affaires du géant des logiciels a progressé de 24% à 7,24 milliards de dollars, soit 400 millions de dollars de plus que le chiffre du consensus.

RESEARCH IN MOTION

Research In Motion a publié mercredi soir des résultats trimestriels en hausse mais inférieurs aux attentes. Au premier trimestre, le fabricant de BlackBerry a réalisé au premier trimestre un bénéfice de 482,5 millions de dollars, ou 0,84 dollar par action, contre un bénéfice de 223,2 millions de dollars, ou 0,39 dollar par action pour la même période l'an dernier. Le chiffre d'affaires a plus que doublé à 2,24 milliards de dollars, par rapport à 1,08 milliard de dollars un an plus tôt. Les analystes interrogés par Thomson Financial tablaient sur un BPA de 0,87 dollar.

EN SAVOIR PLUS

LEXIQUE

AMF (Autorité des marchés financiers) : L'autorité des marchés financiers est née du rapprochement de la COB, du CMF et du CDGF (conseil de discipline de la gestion financière). Créée par la loi de sécurité financière du 1er août 2003, cette nouvelle structure a pour objectif de renforcer l'efficacité et la visibilité de la régulation des marchés. L'AMF a quatre missions principales, réglementer, autoriser, surveiller et sanctionner. Ses compétences s'étendent aux opérations et informations financières, aux produits d'épargne collective, aux marchés, aux professionnels, sur lesquels elle peut exercer des contrôles ou lancer des enquêtes.

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Sociétés citées dans cette news : Boeing   FINANCIAL   EADS  

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