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Mines d'or urbaines au Japon

Vendredi 19 Jun 2009 à 10:15

La découverte ne date certes pas d’hier, mais elle trouve aujourd’hui toute son actualité. L’"extraction minière urbaine", autrement dit le recyclage de déchets électroniques, est une manière toute simple de dénicher de l’or, ainsi que d’autres métaux fort utiles dans l’industrie électronique.

C’est d’autant plus vrai au Japon, pays qui souffre d’un manque chronique de réserves minières alors que sa population de geeks s’est toujours montrée très friande de technologies électroniques. Selon l’entreprise Dowa, 35% des réserves d’or, concentrées en Afrique du Sud, en Australie et au Pérou ne devraient pas durer plus de dix ans.

La solution apparait donc toute trouvée puisque le Japon regorge de téléphones et ordinateurs usagés dont il ne sait que faire. La substantifique moelle correspondrait à peu près à 150g d’or pour une tonne de téléphones portables, selon l’usine de recyclage Yokohama Metal, contre 5 g seulement pour une tonne extraite d’une mine d’or classique. Sans parler des 100 kg de cuivre et des 3 kg d’argent qui se nichent également dans lesdits téléphones. La "découverte" est d’autant plus appréciable qu’avec la crise financière, l’or redevient une valeur refuge. Il s’est apprécié à 270€ l’once, et avait même atteint le record historique de 320€ en mars.

Le Japon nous avait déjà habitué à de telles annonces. En janvier, le traitement des eaux usées apparaissait aussi comme une méthode éprouvée permettant de dénicher le précieux métal. L’usine de traitements des eaux de Suwa, située au nord-ouest de Tokyo, avait ainsi annoncé avoir découvert, après incinération des boues d’épuration, une quantité d’or plus importante de minerai que dans n’importe quelle mine d’or du monde. Ce que les experts avaient expliqué par la présence dans les environs de fabricants d’équipements de précision, particulièrement friands en métal jaune. Suwa annonçait avoir collecté 1890 g d’or par tonne de poussière de boue incinérée, soit 130 500 € de revenus attendus par la préfecture locale d’ici mars 2010. Dans un cas comme dans l’autre, la crise rend les industriels japonais pour le moins inventifs sur la façon de se procurer les précieuses ressources.

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