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GROUPE BNP Résultats au 31 mars 2008

Jeudi 15 Mai 2008 à 12:30

Le 13 mai 2008, le Conseil d'Administration de BNP Paribas, réuni sous la présidence de Michel Pébereau, a examiné les résultats du groupe au premier trimestre.

UN BENEFICE NET (part du groupe) DE PRES DE DEUX MILLIARDS D'EUROS

Malgré la poursuite de la crise des marchés, particulièrement violente au mois de mars, le groupe BNP Paribas dégage au premier trimestre 2008 un bénéfice net de 1 981 millions d'euros, en baisse de seulement 21,0% par rapport au niveau record du premier trimestre 2007, atteint dans une conjoncture exceptionnellement favorable.

Ce résultat reflète à nouveau la robustesse de la dynamique de développement du groupe, ainsi que la prudence de sa politique de risques, l'impact direct de la crise s'inscrivant ce trimestre à un niveau inférieur à celui du quatrième trimestre 2007, et restant modéré par rapport aux principaux concurrents.

Le produit net bancaire du groupe s'élève à 7 395 millions d'euros, en baisse de seulement 10% par rapport au niveau record du premier trimestre 2007. Les ajustements de valeur liés à la crise des marchés s'établissent ce trimestre à -360 millions d'euros, en diminution par rapport aux -589 millions d'euros enregistrés au quatrième trimestre 2007. Ces ajustements de valeur se décomposent en -514 millions d'euros pour le pôle CIB, -29 millions d'euros pour le pôle AMS, et un ajustement positif de 183 millions d'euros au titre de la dette émise par le groupe, crédité au pôle " Autres Activités ". Le produit net bancaire des pôles opérationnels montre une bonne résistance à 6 812 millions d'euros, en baisse de 10,6% par rapport au premier trimestre 2007, et en hausse de +0,5% par rapport au quatrième trimestre 2007.

Compte tenu de la conjoncture, le groupe a ralenti la croissance de ses frais de gestion, notamment dans les métiers les plus touchés par la crise. Les frais de gestion du groupe progressent de 0,4% par rapport au premier trimestre 2007, et baissent de 1,7% par rapport au quatrième trimestre 2007. Ils incluent des coûts de restructuration, imputés au pôle Autres Activités, de 146 millions d'euros au titre de l'intégration de BNL, dont 127 millions d'euros liés au plan de départs supplémentaires signé au premier trimestre 2008. Au niveau des pôles opérationnels, les frais de gestion diminuent de 2,8% par rapport au premier trimestre 2007, notamment grâce à l'ajustement des rémunérations variables dans le pôle CIB, et le coefficient d'exploitation s'établit à 64%.

Le résultat brut d'exploitation s'élève à 2 790 millions d'euros, en baisse de 23,1% par rapport au premier trimestre 2007, mais en hausse de 24,9% par rapport au quatrième trimestre 2007. Il est en croissance de 9,2% pour l'ensemble des pôles de banque de détail par rapport au premier trimestre 2007.

Le coût du risque s'établit à 546 millions d'euros, contre 260 millions d'euros, un niveau particulièrement bas, au premier trimestre 2007, et 745 millions d'euros au quatrième trimestre 2007. L'impact direct de la crise financière sur le coût du risque est ce trimestre de 57 millions d'euros pour BancWest, et de 129 millions d'euros pour CIB, soit un total de 186 millions pour le groupe, à comparer avec 309 millions au quatrième trimestre 2007. Le coût du risque augmente également dans le métier Personal Finance, passant de 155 millions au premier trimestre 2007 à 230 millions au premier trimestre 2008, compte tenu de la forte croissance des volumes et d'une poursuite de la dégradation du risque en Espagne.

Après impôt et déduction des intérêts minoritaires, le résultat net part du groupe s'établit à 1 981 millions d'euros, en baisse de seulement 21,0% par rapport au niveau record du premier trimestre 2007, faisant ressortir une rentabilité annualisée des capitaux propres de 18,0%.

UNE CONTRIBUTION POSITIVE DE TOUS LES POLES

Malgré un environnement caractérisé par une crise financière aggravée, notamment au mois de mars, tous les pôles du groupe ont poursuivi leur développement commercial et dégagé une contribution positive aux résultats du groupe. Cette performance situe une nouvelle fois BNP Paribas parmi les grandes banques qui résistent le mieux à la crise financière.

Banque De Détail en France (BDDF)

La banque de détail en France continue d'afficher une forte dynamique commerciale. L'augmentation du parc de comptes reste soutenue, notamment dans le segment des jeunes, avec 60 000 ouvertures nettes de comptes à vue de particuliers ce trimestre. Les encours continuent à croître rapidement, traduisant la tendance à la réintermédiation, tant du côté des crédits (+10,9%) que des dépôts (+12,7%) par rapport au premier trimestre 2007.

Cette croissance soutenue permet au pôle de dégager des revenus[1] en hausse de 3,0% par rapport au niveau très élevé du premier trimestre 2007, malgré une baisse de 13,1% des commissions financières, liée à la baisse de valeur des encours gérés et à un nombre plus limité de transactions et de souscriptions de produits financiers du fait du repli des cours de bourse au premier trimestre. Cette baisse est plus que compensée par une progression de 6,2% des revenus d'intérêt, liée à la croissance des encours de crédits et de dépôts, et de 8,3% des commissions bancaires, obtenue grâce à l'augmentation des volumes de transactions en moyens de paiement, et au succès de la gamme de produits de protection et de prévoyance.

Les frais de gestion du pôle progressent de 2,2%1 sur le trimestre, dégageant un effet de ciseaux positif de 0,8 point1 . Le coefficient d'exploitation du pôle s'établit à 64,1%1, en amélioration de 0,5 point par rapport au premier trimestre 2007. Le coût du risque s'inscrit une nouvelle fois en légère baisse, à 29 millions d'euros, soit 12 pb des actifs pondérés[2], contre 31 millions d'euros au premier trimestre 2007. Ce niveau très bas traduit le risque structurellement faible du crédit immobilier en France (essentiellement à taux fixe et garanti soit par une hypothèque, soit par une caution du Crédit Logement) mais aussi la bonne qualité de la gestion du risque de crédit aux entreprises.

Après attribution d'un tiers du résultat de la Banque Privée en France au pôle AMS, le résultat avant impôt du pôle BDDF, hors effets PEL/CEL, s'inscrit à 481 millions d'euros, en hausse de 6,9% par rapport au premier trimestre 2007.

BNL banca commerciale (BNL bc)

L'intégration de BNL se poursuit avec succès, 80% des synergies du plan initial ayant été libérées au 31 mars 2008, dont 100% des synergies de coûts.

L'objectif de synergies annoncé dans le cadre du plan industriel en 2006, 480 millions d'euros, est révisé à la hausse à 550 millions d'euros pour l'année 2009. Les 70 millions d'euros de synergies supplémentaires se décomposent en 21 millions de synergies de revenus, dégagées principalement dans les autres pôles grâce au succès de la stratégie de ventes croisées, et 49 millions d'euros de synergies de coûts : un nouvel accord signé au premier trimestre 2008 avec les partenaires sociaux prévoit une augmentation du nombre des départs programmés de 2 200 à

2 755 salariés. Ce plan permettra d'accélérer le rajeunissement des équipes du réseau en Italie et de rééquilibrer les effectifs entre commerciaux et équipes de support.

Au premier trimestre 2008, BNL bc dégage des revenus[3] en hausse de 6,3% par rapport au premier trimestre 2007, grâce à une hausse soutenue des encours de crédit, qui progressent de 12,6% sur la période. Après une année 2007 qui a marqué l'arrêt de la déperdition de clients dans le réseau BNL bc, le début de l'année 2008 montre le retour à une augmentation substantielle du nombre de clients, avec un accroissement net de 9 300 comptes à vue de particuliers sur le premier trimestre.

La hausse des frais de gestion est contenue à 1,2%, dégageant ainsi un effet de ciseaux de plus de 5 points3, et une amélioration de 3,1 points du coefficient d'exploitation à 61,3%3. Cet objectif est atteint tout en poursuivant la rénovation du réseau d'agences conformément aux objectifs du plan.

Le coût du risque est stable à 84 millions d'euros contre 81 millions d'euros au premier trimestre 2007. Par rapport aux encours pondérés2, il s'inscrit à 63 pb, contre 66 pb au premier trimestre 2007.

Grâce à ces très bonnes performances opérationnelles, le pôle BNL bc affiche à nouveau une forte progression de son résultat avant impôt, à 177 millions d'euros après attribution d'un tiers du résultat de la Banque Privée en Italie au pôle AMS, soit +22,1% par rapport au premier trimestre 2007, confirmant ainsi l'importance croissante du marché italien dans la dynamique de développement et de rentabilité du groupe.

International Retail Services (IRS)

Le pôle SFDI s'est doté au premier trimestre de 2008 d'une nouvelle identité : International Retail Services, traduisant la priorité mise au développement international dans tous les métiers du pôle, tant dans le " Branch Banking ", qui représente 43% des revenus du pôle que dans les services de Personal Finance (43% des revenus du pôle) et d'Equipment Solutions (14% des revenus du pôle).

Le premier trimestre 2008 est marqué par une croissance soutenue de l'activité dans tous les métiers. Les revenus du pôle progressent de 9,9% par rapport au premier trimestre 2007, à 2 108 millions d'euros. A périmètre et change constants, cette progression atteint 12,4%, le pôle étant pénalisé par la forte baisse du dollar par rapport à l'euro sur la période (-12% en un an).

Pour accompagner le développement de l'activité, les frais de gestion continuent à augmenter à un rythme soutenu mais inférieur à celui des revenus : +9,5% (+11,7% à périmètre et change constants). Le résultat brut d'exploitation progresse de 10,5% par rapport au premier trimestre 2007 (+ 13,3% à périmètre et change constants).

Compte-tenu des dotations complémentaires aux provisions de BancWest, directement liées à la crise, pour un montant de 57 millions d'euros, le coût du risque du pôle IRS s'élève à 383 millions d'euros, contre 202 millions d'euros, un niveau exceptionnellement bas, au premier trimestre 2007, et 482 millions au quatrième trimestre 2007.

Après une plus-value de 111 millions d'euros réalisée à l'occasion de la vente de TEB Sigorta, filiale d'assurances de TEB, le résultat avant impôt du pôle s'élève à 659 millions d'euros, en hausse de 3,3% par rapport au premier trimestre 2007.

BancWest

Les revenus de BancWest affichent une croissance de 13,6% à change constant par rapport au premier trimestre 2007 (+8,6% hors produit exceptionnel de 22 millions d'euros résultant de la cotation de Visa Inc.) Cette croissance des revenus traduit une vigoureuse dynamique commerciale, tant en matière de crédits que de commissions. La marge d'intérêt s'établit à 3,07% par rapport à 3,21% au premier trimestre 2007 et 3,02% au quatrième trimestre 2007, dans un contexte de concurrence accrue sur les dépôts.

Les frais de gestion progressent de 11,1%, et le résultat brut d'exploitation de 16,4% à change constant. Le coefficient d'exploitation s'améliore de 1,2 point, à 51,3%.

Dans un contexte de crise du marché de l'immobilier aux Etats-Unis, le coût du risque de BancWest augmente de manière modérée, traduisant la politique de risque prudente observée à travers le cycle par le groupe. Le coût du risque s'inscrit à 101 millions d'euros ce trimestre, contre 217 millions d'euros au quatrième trimestre 2007, et un niveau exceptionnellement bas de 23 millions d'euros au premier trimestre 2007. Ce coût du risque intègre une dépréciation complémentaire de 35 millions d'euros sur le portefeuille d'investissement (contre 131 millions d'euros au quatrième trimestre 2007) et une dotation de 22 millions d'euros à la provision générale de portefeuille IFRS (contre 40 millions d'euros au quatrième trimestre 2007) au titre de l'exposition au risque immobilier. Hors ces impacts directs de la crise, le coût du risque de BancWest représente 44 millions d'euros, grâce à la bonne qualité de son portefeuille. Le total des provisions est porté à 132 pb des encours contre 105 pb au premier trimestre 2007, tandis que les pertes constatées au premier trimestre 2008 représentent 38 pb[4] des encours.

Le résultat avant impôt de BancWest ressort à 151 millions d'euros, en baisse de 31,1% par rapport au premier trimestre 2007 (-21,8% à change constant).

Réseaux Emergents

Les réseaux émergents de BNP Paribas poursuivent leur dynamique de très forte croissance, notamment autour de la Méditerranée et en Europe extrême orientale. Le programme d'ouverture d'agences se poursuit à un rythme soutenu, avec 31 agences ouvertes au premier trimestre, principalement en Turquie et en Egypte. Le nombre de clients dans les réseaux émergents atteint 4,4 millions au 31 mars 2008, en progression de 51% par rapport au 31 mars 2007. Cette augmentation de 1,5 million de clients est le fruit de la stratégie de développement organique (+1,2 million de clients acquis dans les réseaux du Groupe) amplifiée par la croissance externe (+0,3 million de clients obtenus par l'acquisition de la Banque du Sahara en Libye).

Les revenus du métier progressent rapidement : +29,6% par rapport au premier trimestre 2007, +10,1% par rapport au quatrième trimestre 2007, soit 403 millions d'euros. Cette vive croissance est tirée par la Turquie (revenus de TEB en hausse de 55,4%), l'Ukraine (revenus d'UkrSibbank en hausse de 32,8%) et le Maghreb (revenus en hausse de 39,8%, incluant l'intégration de la Banque du Sahara).

Pour accompagner ce développement très rapide, les frais de gestion progressent de 27,8% par rapport au premier trimestre 2007. Le coefficient d'exploitation du métier s'améliore de 0,9 point par rapport au premier trimestre 2007, à 65%.

Le coût du risque, à 36 millions d'euros, progresse de 25 millions d'euros par rapport à la base très faible du premier trimestre 2007, et de 4 millions par rapport au quatrième trimestre 2007.

Compte tenu de la plus-value de 111 millions d'euros dégagée par la cession de la filiale d'assurance de TEB, TEB Sigorta, le résultat avant impôt des réseaux émergents a plus que doublé par rapport au premier trimestre 2007 et s'élève à 219 millions d'euros. Hors cette plus-value et à périmètre et change constants, la progression du résultat avant impôt est de +9,1%.

Personal Finance

Le métier Personal Finance, qui regroupe désormais les activités de crédit à la consommation de Cetelem et les activités de crédit immobilier de l'UCB, affiche une croissance soutenue de ses encours (encours consolidés en hausse de 15,2%, encours gérés en hausse de 17,1%). Cette croissance se traduit par une augmentation des revenus de 12,2% à 912 millions d'euros, tirée notamment par la croissance dans les pays émergents, dont les revenus progressent de 36% par rapport au premier trimestre 2007.

Les frais de gestion s'inscrivent à 503 millions d'euros, en hausse de 10,8% par rapport au premier trimestre 2007, mais en baisse de 4,7% par rapport au quatrième trimestre 2007, grâce aux effets positifs des restructurations engagées en 2006 et 2007, ainsi qu'à un effort supplémentaire de réduction des dépenses pour s'adapter au ralentissement de la conjoncture. Le coefficient d'exploitation de Personal Finance s'améliore de 0,6 point par rapport au premier trimestre 2007, à 55,2%.

Cette bonne maîtrise des coûts permet à Personal Finance de dégager un résultat brut d'exploitation de 409 millions d'euros, en hausse de 13,9% par rapport au premier trimestre 2007.

Le coût du risque augmente fortement, passant de 155 millions d'euros au premier trimestre 2007 à 230 millions d'euros au premier trimestre 2008, soit une hausse de 75 millions d'euros, qui s'explique principalement par la dégradation du risque en Espagne (+38 millions d'euros), et par l'augmentation soutenue des encours. La qualité du portefeuille en France reste bonne et tend même à s'améliorer.

Le résultat avant impôt de Personal Finance s'établit à 200 millions d'euros, en baisse de 8,7% par rapport au premier trimestre 2007 et en hausse de 22% par rapport au quatrième trimestre 2007.

Equipment Solutions

Le métier Equipment Solutions montre une bonne dynamique commerciale, notamment dans les activités de leasing mobilier, et dans le financement de véhicules (progression de 7,3% du nombre de véhicules financés). Le métier poursuit également son expansion internationale, avec notamment le démarrage en avril 2008 du partenariat dans le domaine du leasing avec SREI en Inde.

Cette croissance est compensée au premier trimestre par l'impact sur les revenus de la baisse de valeur des véhicules, liée à l'évolution du marché de l'occasion. Le PNB est stable par rapport au premier trimestre 2007 à 284 millions d'euros.

Compte tenu d'une croissance modérée des frais de gestion (+5 millions d'euros par rapport au premier trimestre 2007) et du coût du risque (+3 millions d'euros par rapport au premier trimestre 2007), le résultat avant impôt du métier est de 89 millions d'euros, en baisse de 11% par rapport au premier trimestre 2007.

Asset Management and Services (AMS)

Le pôle AMS maintient, au premier trimestre 2008, une dynamique commerciale soutenue dans un contexte de marché défavorable.

Le pôle poursuit notamment sa stratégie d'internationalisation au travers de nombreuses initiatives. La Gestion d'Actifs se renforce en Arabie Saoudite et étend son offre multi-gestion au Royaume-Uni. Le métier Personal Investors, fort de 1,6 million de clients, poursuit son développement, notamment en Inde grâce à Geojit qui apporte près de 400 000 clients. Les services immobiliers étendent leur présence en Europe de l'Est et au Moyen-Orient. L'Assurance se renforce au Royaume-Uni dans les activités de prévoyance. Le métier Titres continue à gagner de nombreux mandats et bénéficie d'un niveau d'activité très élevé.

La collecte nette du pôle s'établit à 5,7 milliards d'euros, grâce notamment à une forte contribution de la Banque Privée (+3,4 milliards d'euros) et de Personal Investors (+1,2 milliard d'euros dont 165 millions en Inde). La Gestion d'Actifs enregistre pour sa part une décollecte nette de 1,1 milliard d'euros, qui se décompose en une collecte positive de 3 milliards d'euros dans les fonds monétaires compensée par une décollecte de 4,1 milliards d'euros dans les autres fonds, notamment investis en actions. Le chiffre d'affaires de l'assurance-vie en France s'inscrit en retrait de 6%, dans un marché en baisse de 10%[5].

Avec le repli des cours de bourse au premier trimestre, entraînant un effet de performance négatif de 31 milliards d'euros, et la baisse du dollar se traduisant par un effet de change négatif de 11 milliards d'euros, les actifs sous gestion au 31 mars 2008 s'établissent à 548 milliards d'euros, en baisse de 6,3% par rapport au 31 décembre 2007.

Dans ce contexte, le PNB du pôle atteint 1 263 millions d'euros, en hausse de +0.8% par rapport au niveau élevé du premier trimestre 2007. Le métier Gestion Institutionnelle et Privée enregistre une baisse de 6,7% de ses revenus, à 600 millions d'euros, après prise en compte d'un ajustement de valeur de -29 millions d'euros sur des placements de " seed money " en gestion alternative. Les revenus du métier Assurance sont stables à 353 millions d'euros. Le métier Titres affiche une vive croissance de ses revenus à 310 millions d'euros, en hausse de plus de 20% par rapport au premier trimestre 2007, grâce à un nombre de transactions record dans un contexte de marché boursier très agité.

Les frais de gestion enregistrent une hausse de 8,3% par rapport au premier trimestre 2007, mais une baisse de 6,3% par rapport au quatrième trimestre 2007, montrant ainsi les premiers effets des efforts engagés dès l'automne 2007 pour faire face à une conjoncture plus défavorable. Le coefficient d'exploitation du pôle s'établit à 66,9%, en hausse de 4,6 points par rapport au premier trimestre 2007 et en amélioration de 1,3 point par rapport au quatrième trimestre 2007.

Le résultat avant impôt du pôle, à 430 millions d'euros, baisse de 10,0% par rapport au premier trimestre 2007 et augmente de 4,4% par rapport au quatrième trimestre 2007.

Corporate and Investment Banking (CIB)

Au premier trimestre 2008, le pôle CIB montre à nouveau sa capacité à résister à la crise financière, particulièrement violente au mois de mars.

Les revenus du pôle s'inscrivent à 1,3 milliard d'euros, en baisse de 45% par rapport au premier trimestre 2007, et presque stables (-4,6%) par rapport au quatrième trimestre 2007. Ces revenus sont impactés par des ajustements de valeur de -514 millions d'euros, un chiffre inférieur à celui du quatrième trimestre 2007 (-589 millions d'euros) malgré l'aggravation de la crise. Ces ajustements de valeur concernent le portefeuille de LBO en cours de syndication (-86 millions d'euros), la titrisation (-103 millions d'euros), les " credit adjustments " sur les assureurs monolines (-182 millions d'euros) et les " credit adjustments " sur les autres contreparties (-143 millions d'euros). Ces ajustements ne sont pas compensés par des gains exceptionnels, les gains sur la dette propre étant affectés au pôle " Autres Activités ", comme mentionné plus haut.

Au-delà de ces ajustements de valeur, les revenus des activités de marché ont souffert d'un environnement exceptionnellement défavorable. Dans les activités de dérivés d'actions, les résultats ont été affectés par la baisse inattendue de certains dividendes, les variations erratiques de la volatilité et la très forte corrélation entre les indices et entre leurs sous-jacents. Dans les activités de Fixed Income, les revenus ont souffert de l'élargissement de l'écart de prix entre instruments cash et dérivés et d'une augmentation généralisée des anticipations implicites de défaut, y compris sur les meilleures signatures, dans un contexte de liquidation forcée de positions par certains acteurs du marché.

Les métiers de financements ont mieux résisté. Si certaines activités ont connu un niveau d'activité très faible, comme les LBO, en revanche les financements d'acquisition par les entreprises, ainsi que les financements dans le secteur de l'énergie, des matières premières, des transports et des projets ont connu une activité très soutenue. Les activités de financement d'énergie, matières premières, transports et projets voient leurs revenus augmenter de 11,6% à change constant.

Ces revenus témoignent de la qualité et de la diversité des métiers et des franchises du pôle CIB. Les revenus de clients progressent à nouveau de 17% au premier trimestre 2008 par rapport au premier trimestre 2007, avec une contribution croissante de l'Asie et des pays émergents qui représentent ce trimestre 35% des revenus clients du pôle. Dans l'ensemble de ses métiers, le pôle CIB bénéficie de la solidité financière du groupe qui lui permet de répondre sélectivement aux besoins des clients, dans des conditions de structuration et de marge adaptées au nouvel environnement. La notation AA+ (Standard & Poor's) de BNP Paribas en fait également une des plus solides contreparties de dérivés au monde. Au-delà des turbulences à court terme liées à la volatilité des marchés, le pôle CIB de BNP Paribas dispose ainsi d'un positionnement renforcé auprès de ses clients.

Les frais de gestion du pôle, incluant la part variable des rémunérations, montrent leur flexibilité et sont en baisse de 25,1% par rapport au premier trimestre 2007 et de 1,2% par rapport au quatrième trimestre 2007. Le coefficient d'exploitation, certes en hausse de près de 20 points par rapport au niveau exceptionnellement bas du premier trimestre 2007, n'excède cependant pas 73% malgré la crise.

Le coût du risque reste modéré à 54 millions d'euros, incluant 94 millions d'euros au titre du provisionnement de contreparties de marché et 35 millions de dotations aux provisions liées au secteur immobilier américain.

Le résultat avant impôt du pôle CIB est au premier trimestre de 318 millions d'euros, contre 1 172 millions d'euros au premier trimestre 2007 et 306 millions d'euros au quatrième trimestre 2007. Ce résultat place BNP Paribas parmi les rares acteurs significatifs bénéficiaires en Corporate and Investment Banking ce trimestre.

Autres Activités

Le PNB des " Autres Activités " est en léger repli au premier trimestre 2008 à 583 millions d'euros (- 2,2 % par rapport au premier trimestre 2007).

Les revenus de BNP Paribas Capital sont en effet limités à 135 millions d'euros, à comparer à 413 millions d'euros au premier trimestre 2007, qui avait enregistré un niveau particulièrement élevé de plus-values, notamment à l'occasion de la cession de Vivarte. Au premier trimestre 2008, les revenus des " Autres Activités " incluent en revanche la plus-value de cession de la participation du groupe dans la Cassa di Risparmio di Firenze (Carifi), pour 235 millions d'euros, et la réévaluation de la dette propre pour 183 millions d'euros.

La forte hausse des frais de gestion par rapport au premier trimestre 2007 (de 103 à 248 millions d'euros) provient de la comptabilisation exceptionnelle du coût du nouveau plan de réduction d'effectifs à BNL (127 millions d'euros) qui permet d'augmenter les synergies attendues (cf. ci-dessus BNL banca commerciale).

Enfin, les éléments hors exploitation comprennent une plus-value de 187 millions d'euros réalisée à l'occasion de la cession d'un ensemble immobilier à Paris.

Le résultat avant impôt des " Autres Activités " s'établit ainsi à 608 millions d'euros, en hausse de 3,9 % par rapport au premier trimestre 2007.

UNE SITUATION FINANCIERE SOLIDE

Tant par son accès à la liquidité que par son niveau de capital, le groupe BNP Paribas bénéficie d'une grande solidité financière qui lui permet malgré la crise de continuer à financer un développement organique soutenu.

Depuis le début de l'année, le groupe, grâce à la qualité de sa signature, a pu émettre au total 16 milliards d'euros de dettes, essentiellement senior, à moyen et long terme, à des conditions sensiblement meilleures que celles de ses principaux concurrents.

Conformément à l'objectif de croissance des volumes de l'ordre de 10% par an, les actifs pondérés Bâle II[6] ont augmenté de 2,9% par rapport au 31 décembre 2007, dans un contexte de réintermédiation et de position concurrentielle renforcée pour le groupe dans tous ses métiers.

Le groupe finance cette croissance grâce à sa forte capacité bénéficiaire. Le résultat net part du groupe du premier trimestre, à près de 2 milliards d'euros, correspond à un bénéfice net par action trimestriel de 2,15 E.

Le ratio Tier 1 du groupe s'établit à 7,6%, stable par rapport au ratio estimé Bâle II au 1er janvier 2008.

En commentant ces résultats, Baudouin Prot, Directeur Général, a déclaré :

" Au cours d'un trimestre marqué par une crise des marchés d'une rare violence, BNP Paribas a été l'un des rares acteurs mondiaux bénéficiaires en Banque de Financement et d'Investissement. Le groupe a dégagé un bénéfice de près de 2 milliards d'euros qui confirme sa capacité de résistance et lui permet de poursuivre sa stratégie de développement. Je tiens à féliciter personnellement l'ensemble des équipes pour leur engagement, qui a rendu possible cette performance.

Plus que jamais, le dynamisme commercial des métiers, la conquête de nouveaux clients et la grande vigilance en matière de risques restent de mise pour que le groupe continue à réaliser des performances supérieures à celles de ses principaux concurrents".

[1] Hors effets PEL/CEL, avec 100% de la Banque Privée en France

[2] Bâle I

[3] Avec 100% de la Banque Privée en Italie

[4] annualisés

[5] source FFSA

[6] après application du " floor " à 90% des actifs pondérés Bâle I

L'information financière de BNP Paribas pour le premier trimestre 2008 est constituée du présent communiqué de presse et de la présentation attachée.

L'information réglementée intégrale, y compris le document de référence, est disponible sur le site Internet : http://invest.bnpparibas.com dans l'espace " Résultats " et est publiée par BNP Paribas en application des dispositions de l'article L. 451-1-2 du Code monétaire et financier et des articles 222-1 et suivants du Règlement général de l'Autorité des marchés financiers (AMF)

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The appendixes relating to the press release are available on:

http://www.companynewsgroup.com/documents/PJ/CO/2008/1373[CN#137353]

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