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La valeur du jour à Paris - VEOLIA ENVIRONNEMENT rassure

Jeudi 01 Mar 2012 à 10:58

A la Bourse de Paris, le titre de Veolia Environnement bondit de 8,11 % à 9,93 euros, enregistrant la plus forte percée du SBF 120 après la publication de ses résultats annuels. Bien que le géant de l'air et de la propreté ait annoncé une perte nette plus lourde que prévu, le marché salue aujourd'hui la confirmation de son plan de cessions et de désendettement pour la période 2012-2013. Le groupe a réalisé en 2011 une perte nette de 490 millions d'euros, pénalisé par de lourdes dépréciations.

En 2010, le numéro un mondial des services à l'environnement avait réalisé un bénéfice net de 581 millions. Le résultat opérationnel récurrent s'est établi en 2011 à 1,7 milliard, en baisse de 11,1%.

Le chiffre d'affaires a progressé de 3,1% à 29,65 milliards. Le groupe a confirmé son plan de cessions et de désendettement pour la période 2012-2013.

Le conseil d'administration de Veolia Environnement « a renouvelé sa confiance » au PDG, Antoine Frérot, et « réaffirmé la pertinence du plan stratégique » adopté en décembre 2011, a annoncé le numéro un mondial des services à l'environnement. Selon la presse, le précédent PDG Henri Proglio et Antoine Frérot s'opposent sur la stratégie à adopter pour redresser l'entreprise, toujours lestée d'une dette massive.

Par ailleurs, l'ouverture de négociations avec le fonds Cube Infrastructure, contrôlé par Natixis pour la vente de la participation de Veolia Environnement dans Veolia Transdev (50 %) est une autre bonne nouvelle. Le fonds négocierait, a priori, une participation minoritaire d'au moins 20 %, selon « Les Echos ».

(S.A)

AOF - EN SAVOIR PLUS

Les points forts de la valeur

- Veolia est le leader mondial des services à l'environnement ;

- Le groupe bénéficie de trois grands moteurs de croissance : l'accroissement de la population mondiale et de l'urbanisation, la nécessité de gérer les impacts sur l'environnement, et enfin le renforcement des réglementations ;

- Le modèle de gestion déléguée qui est celui de Veolia (et de Suez Environnement) devrait fortement se développer, les opérateurs privés fournissant en eau moins de 10% de la population mondiale (contre 65% en France). Ce modèle est moins coûteux pour les clients que celui de la régie ;

- Le groupe dispose des technologies de pointe dans le tri et fait preuve d'innovation dans le recyclage des produits dangereux.

Les points faibles de la valeur

- Le groupe a perdu la confiance des marchés suite à des déceptions répétées. Il faudra du temps pour la regagner. Le nouveau « profit warning » de l'été 2011 entache un peu plus cette confiance ;

- Les investisseurs sont très sceptiques sur le timing du retour à la rentabilité du groupe. Les métiers de Veolia sont des métiers de long terme. La rentabilité met donc du temps à se redresser. Les objectifs de croissance à moyen terme du groupe sont reportés ;

- Il n'y a pas de visibilité sur l'évolution du périmètre à venir. Il pourrait être difficile de vendre des activités en difficultés dans un contexte économique où les acheteurs se feront peut-être rares ;

- Les investisseurs doutent de la capacité de Veolia à créer de la valeur dans un contexte où les pressions sur les prix sont de plus en plus fortes ;

- Plus généralement, les investisseurs boudent le secteur des utilities, considérant qu'il restera encore durablement sous la pression tarifaire des autorités publiques des pays européens ;

- Certains craignent que la distribution de dividende soit nettement revue en baisse alors que Veolia est historiquement une valeur de rendement. Le dividende est déjà attendu en baisse pour 2011 ;

- La crise a révélé le caractère cyclique de l'activité Propreté de Veolia et la dépendance de l'activité Recyclage aux cours des matières premières recyclées ;

- Contrairement à son concurrent, Suez environnement, Veolia a acheté des sociétés au prix fort en 2007 et 2008, juste avant la crise, et il doit affronter la conjoncture actuelle avec une dette trop lourde à porter. Certains analystes considèrent que la dette de Veolia constitue un frein majeur à sa croissance, l'amenant à renoncer dans le futur à des projets d'envergure.

Comment suivre la valeur

- Longtemps perçue comme une valeur défensive et de croissance, Veolia est désormais une valeur de restructuration. Mais depuis la crise de la dette, la valeur est boudée par les investisseurs. Son statut de valeur de rendement pourrait même être remis en cause ;

- Les activités liées à l'eau et à la propreté sont fortement consommatrices de capitaux. Dans le secteur des utilities, les groupes sont fortement endettés et donc dépendants de l'évolution des taux d'intérêt ;

- Le marché attend la présentation stratégique de décembre 2011. Cela sera déterminant pour regagner la confiance des investisseurs. Le nouveau mot d'ordre serait d'être plus petit et plus rentable. Ce recentrage devrait entraîner d'importantes cessions d'actifs en 2012. Parallèlement, Veolia met en place un plan de réduction des coûts ;

- Le rapprochement de Veolia Transport avec la société Transdev est effectif depuis mars 2011. Une mise en Bourse est envisagée. Une déconsolidation de l'activité transport améliorerait la perception du groupe par le marché ;

- Le groupe est facilement opéable du fait d'un capital éclaté.

LE SECTEUR DE LA VALEUR

Services aux collectivités

Les réorientations stratégiques sont à l'oeuvre parmi les énergéticiens allemands, lourdement impactés par l'arrêt des réacteurs nucléaires. En y ajoutant la taxe sur le nucléaire introduite le 1er janvier, E.ON estime que ses comptes ont été pénalisés de 1,9 MdEUR au premier semestre. L'impact sur les comptes de RWE s'est élevé à 900 MEUR. E.ON a publié la première perte nette trimestrielle de son histoire, à hauteur de 1,4 MdEUR. Le groupe a annoncé des restructurations qui pourraient concerner jusqu'à 11 000 personnes sur un total de 79000. Comme son concurrent RWE, il a d- réviser à la baisse ses prévisions pour 2011. RWE a, lui, enregistré une perte de 229 MEUR au deuxième trimestre. Pour assainir sa structure financière, le groupe souhaite lever 2,5 MdEUR de capital. Il désire également renforcer son programme de cessions et entend désormais se séparer d'actifs d'un montant total de 11 MdEUR, soit 3 MdEUR de plus que prévu.

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