Wall Street a terminé en baisse mercredi, les inquiétudes pour la Grèce revenant à l'avant-scène alors que les négociations entre Athènes et ses partenaires européens ne cessent de se prolonger: le Dow Jones a lâché 0,76%, le Nasdaq 0,55%.
Selon les chiffres définitifs à la clôture, le Dow Jones Industrial Average a cédé 97,33 points à 12.780,95 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, 16,00 points à 2.915,83 points.
L'indice élargi Standard & Poor's 500 a cédé 0,54% (-7,27 points) à 1.343,23 points.
Wall Street avait démarré la séance sans direction, le Nasdaq restant positif jusqu'à ce que le géant californien Apple se replie franchement et entraîne à la baisse l'indice à dominante technologique.
La marque à la pomme s'est renchérie de 100 dollars depuis le mois de juillet et "tout d'un coup, on a découvert qu'elle pouvait baisser comme n'importe quelle action ordinaire", a observé Gregori Volokhine, de Meeschaert Capital.
"L'action d'Apple n'a pas cessé de grimper depuis novembre", a-t-il souligné.
Les courtiers ont réagi à une rumeur prêtant à un fonds d'investissement l'intention de se séparer prochainement de ses titres Apple, les jugeant trop élevés. Elle a perdu 2,31%, finissant à 497,67 dollars, sous le seuil des 500 dollars atteint lundi.
Surtout, Wall Street a été pénalisé par le regain d'inquiétude en Europe. "L'inquiétude pour la Grèce est revenue sur les marchés américains. C'est la première fois depuis quelque temps", a noté M. Volokhine.
L'Eurogroupe rechigne toujours à verser une nouvelle aide cruciale à la Grèce, estimant que le pays n'a toujours pas rempli les conditions qui lui ont été fixées. Les partenaires de la Grèce attendent notamment des détails sur le plan de 325 millions d'euros d'économies supplémentaires exigé pour le budget 2012.
En outre, "le sentiment général est un peu négatif car les chiffres sur l'industrie étaient un peu contradictoires", a remarqué Lindsey Piegza, de FTN Financial.
L'activité manufacturière de la région de New York s'accélère en février pour le troisième mois d'affilée. Mais à l'échelle nationale, la production industrielle est restée stable en janvier par rapport à décembre, freinée notamment par la douceur de l'hiver.
"Le contexte à la hausse est en train de s'achever", a estimé Mme Piegza.
Les valeurs bancaires ont clôturé en repli, témoignant de la prudence générale: Bank of America a reculé de 2,51%, Citigroup de 1,12% et JPMorgan Chase 1,37%.
Le géant américain du câble et des médias Comcast a décollé de 4,66% à 28,52 dollars, porté par une forte hausse de ses résultats en 2011. Son concurrent Time Warner Cable a gagné 1,20% à 76,83 dollars.
Le groupe pharmaceutique Teva, numéro un mondial des médicaments génériques, a gagné 3,49% à 45,04 dollars après avoir publié un bénéfice net conforme aux attentes en 2011.
Dans l'agroalimentaire, Kellogg a grimpé de 5,11% à 52,87 dollars. Le groupe a annoncé un accord avec son compatriote Procter & Gamble (+0,11% à 64,55 dollaes) pour qu'il lui cède son unique marque d'alimentation, les chips Pringles, pour la somme de 2,7 milliards de dollars.
Le marché semblait déçu par la suspension des discussions, annoncée par le Wall Street Journal, entre Yahoo!, le magasin en ligne chinois Alibaba et le japonais Softbank, en vue d'une cession des actifs asiatiques de Yahoo!. Le groupe internet a lâché 1,59% à 15,12 dollars.
Autre fleuron américain de la technologie, l'équipementier de télécoms et informatique Cisco a cédé 0,80%, à 19,91 dollars. Le groupe a fait appel du feu vert donné par la Commission européenne au rachat de Skype, pionnier de la téléphonie sur internet, par le géant des logiciels Microsoft (-0,66% à 30,05 dollars) mais a peu de chances de faire échouer l'opération.
Le marché obligataire a fini en baisse. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans a progressé à 1,931% contre 1,924% lundi soir et celui à 30 ans à 3,093% contre 3,065%.