La Bourse de Paris restait dans le rouge jeudi en milieu d'après-midi (-0,44%) dans un marché prudent après des publications annuelles mitigées et toujours pénalisé par les difficiles négociations sur l'aide à la Grèce.
A 16H00 (15H00 GMT), le CAC 40 abandonnait 15,56 points pour s'inscrire à 3.374,42 points, dans un volume d'échanges faible de 2,2 milliards d'euros.
Plusieurs facteurs pesaient sur le marché ce jeudi: incertitudes sur la Grèce et crainte d'un défaut de paiement si Athènes ne reçoit pas un prêt attendu de 130 milliards d'euros, éloignement des perspectives d'un nouveau programme d'assouplissement monétaire aux Etats-Unis, coup de semonce de Moody's qui envisage d'abaisser à court terme les notes de 114 banques européennes, inquiétude sur une envolée des prix du pétrole et enfin des résultats annuels dans l'ensemble mitigés.
A cela s'ajoute un facteur technique et la difficulté pour le marché de dépasser le cap des 3.400 points.
Ce seuil ne pourra pas être franchi tant qu'aucune décision ne sera prise sur la Grèce, soulignent les analystes chez Meeschaert Gestion Privée.
Sur le marché des changes, les difficiles négociations sur la Grèce plombaient l'euro qui a accentué son repli face au dollar jeudi, évoluant sous 1,30 dollar pour la première fois depuis trois semaines.
Face à ces interrogations sur la Grèce, les bons chiffres américains publiés cet après-midi ont à peine permis de redresser la barre. Une bonne nouvelle est pourtant venue du secteur immobilier avec une légère hausse de la construction de logements en janvier. La situation s'améliore aussi sur le front de l'emploi avec une nouvelle baisse des nouvelles inscriptions au chômage, tombées à leur niveau le plus bas depuis le début du mois de mars 2008.
Parmi les fortes baisses, PPR (-3,70% à 119,86 euros) a déçu le marché après l'annonce d'un endettement plus important que prévu et d'un ralentissement des ventes de sa marque Gucci en fin d'année. L'annonce de la stabilité du dividende versé a également pesé sur le titre.
Peugeot abandonnait 3,24% à 13,60 euros après avoir déjà cédé près de 7% la veille. Standard and Poors est passé à "négatif" contre "stable" auparavant sur la perspective associée à la note à long terme du constructeur.
A l'inverse, son concurrent Renault affiche une santé boursière insolente (+3,45% à 37,48 euros) après l'annonce de résultats dans l'ensemble satisfaisants.
BNP Paribas restait en hausse de 1,50% à 35,40 euros malgré l'abaissement de recommandation de la Société Génerale qui est passé à "conserver" contre "achat" auparavant sur cette valeur.
Société Générale dont les résultats ont été moins bons que prévu perdait 0,20% à 22,37 euros.
Enfin, Capgemini s'inscrivait parmi les plus fortes hausses (+5,86% à 31,05 euros) le marché saluant les résultats meilleurs que prévu du groupe. Le courtier Chevreux indique conserver cette valeur dans sa liste des titres préférés avec l'objectif d'atteindre un cours de 40 euros