Les prix du pétrole ont finit en légère baisse mardi à New York, dans un marché tiraillé entre des inquiétudes croissantes au sujet de l'offre iranienne et des risques de baisse de la demande en Europe et aux Etats-Unis.
Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en mars a cédé 17 cents par rapport à la clôture de vendredi, à 100,74 dollars sur le New York Mercantile Exchange.
"Les tensions géopolitiques existantes soutiennent les cours, mais cet effet est contrebalancé par de nouvelles inquiétudes en Grèce et un rapport (officiel hebdomadaire) sur les réserves potentiellement négatif pour les cours" mercredi, a fait valoir Matt Smith, de Summit Energy (Schneider Electric).
Les ministres des Finances de la zone euro ont à nouveau reporté leur décision sur un nouveau plan de sauvetage crucial pour la Grèce car le pays n'a pas encore rempli les conditions qui lui ont été fixées, a annoncé mardi soir leur chef de file, Jean-Claude Juncker.
En outre, l'agence d'évaluation financière Moody's a sanctionné neuf pays de l'Union européenne susceptibles, selon elle, d'être affectés "par les risques financiers et macroéconomiques grandissants émanant de la crise de la zone euro". Cette décision est intervenue un mois jour pour jour après que sa concurrente Standard and Poor's a privé la France et l'Autriche de leur "triple A".
Ces nouvelles inquiétantes pour la santé des finances publiques européennes ont tendance à tirer à la baisse les prix des actifs jugés risqués et donc à faire reculer les cours des matières premières.
"Le marché a également reculé du fait des mauvais chiffres de ventes au détail aux Etats-Unis", de mauvais augure pour la demande sur le marché américain, a estimé le courtier.
Les ventes au détail ont moins progressé que prévu aux Etats-Unis en janvier à 0,4% par rapport à décembre, en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrés, au lieu des 0,8% attendus, selon des chiffres publiés mardi à Washington par le département du Commerce.
Mais des craintes sur le front de l'offre contrebalançaient cette tendance alors que les tensions entre l'Iran et les pays occidentaux continuaient de gonfler la prime de risque sur les prix du baril.
Un attentat à la bombe contre une voiture de l'ambassade d'Israël à New Delhi a fait quatre blessés lundi, dont une diplomate de 42 ans, grièvement atteinte. A Tbilissi, la police géorgienne a désamorcé un engin explosif découvert dans la voiture d'un employé de l'ambassade d'Israël.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a aussitôt accusé l'Iran et "son vassal, le Hezbollah libanais", d'être à l'origine des attentats, des accusations démenties par Téhéran.