La Bourse de Paris a terminé en légère hausse lundi (+0,34%), affectée en fin de séance par un repli des valeurs bancaires, dans un marché par ailleurs prudent, toujours suspendu au sort de la Grèce.
A la clôture, l'indice vedette a gagné 11,41 points à 3.384,55 points, dans un volume d'échanges de 2,27 milliards d'euros.
Sur les autres grandes places européennes, les indices ont terminé sur une hausse plus ferme: +0,68% pour le Dax à Francfort et +0,91% pour le Footsie à Londres. L'Eurostoxx 50 a gagné 0,43%.
Après une ouverture au-dessus des 3.400 points, le marché parisien a faibli dans l'après-midi en dépit d'un début de séance en hausse à Wall Street.
Les investisseurs s'interrogent toujours sur le sort de la Grèce et hésitent à prendre des positions avant la réunion mercredi de l'Eurogroupe qui doit décider de l'aide à apporter à Athènes.
Les banques ont été les valeurs les plus chahutées de la séance, pénalisées à la fois par les tractations sur la Grèce et par la décision des autorités boursières françaises de lever l'interdiction sur les ventes à découvert dans ce secteur.
Selon Yves Marçais, vendeur d'actions chez Global Equities, cette décision, prise par l'Autorité des marchés financiers dans l'après-midi, "a provoqué des arbitrages sur les valeurs bancaires, les tirant à la baisse".
Mi-août, les ventes à découvert sur les titres financiers avaient été suspendues pour contrer la spéculation. Aujourd'hui, les marchés ayant retrouvé une certaines sérénité, le régulateur a décidé de les autoriser à nouveau.
Le marché reste par ailleurs toujours dominé par la situation de la Grèce, mais ne craint plus de catastrophe. Les opérateurs sont dans l'ensemble confiants. "La Grèce perturbe, mais ne fait plus plonger le marché", indique-t-on dans les salles de marché.
La zone euro devrait adopter un plan de sauvetage pour la Grèce d'une ampleur sans précédent dans le monde après le vote dimanche au Parlement grec du programme d'austérité.
Les marchés se préparaient à la réunion des ministres des Finances européens mercredi, qui doivent encore valider le plan d'aide à la Grèce et en dire plus sur les négociations avec les créanciers privés.
Les valeurs bancaires ont terminé en baisse: BNP Paribas (-2,07% à 34,32 euros), Crédit Agricole (-3,64% à 5,13 euros) et Société Générale (-2,19% à 22,74 euros).
Alcatel-Lucent a perdu 1,90% à 1,65 euros, pénalisée par des prises de bénéfices après son envolée de 12% vendredi, après une publication 2011 jugée rassurante.
Areva (+4,08% à 19,15 euros) et EDF (+2,67% à 18,46 euros) ont progressé après que ces deux groupes ont annoncé avoir trouvé un accord sur les modalités de la fourniture d'uranium au producteur d'électricité sur la période 2014-2030.
Rexel a pris 2,36% à 15,83 euros après avoir vu la recommandation sur son titre relevée à "surpondérer", contre "neutre" auparavant, par JPMorgan Cazenove.
Nexans a gagné 0,82% à 51,44 euros après l'acquistion de la société américaine AmerCable Holdings, saluée par les investisseurs et considérée comme un développement pertinent.
Les valeurs liées aux matières premières ont terminé en hausse avec Eramet (+2,85% à 132 euros), Aperam (+2,97% à 17,01 euros) et Imerys (+2,40% à 42,92 euros).