La Bourse de New York a fini en légère hausse jeudi, accueillant sans éclat l'accord sur un plan de rigueur conclu en Grèce au terme de longues tractations: le Dow Jones a pris 0,05% et le Nasdaq 0,39%.
Selon les chiffres définitifs à la clôture, le Dow Jones Industrial Average a avancé de 6,51 points à 12.890,46 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, de 11,37 points, à 2.927,23 points.
L'indice élargi Standard & Poor's 500 a gagné 0,15% (-1,99 point) à 1.351,95 points.
Wall Street avait ouvert en hausse avant de se replier puis d'osciller autour de l'équilibre, tandis que les investisseurs digéraient les dernières informations en provenance d'Europe.
Après plusieurs jours de négociations, les trois partis qui composent la coalition gouvernementale en Grèce sont parvenus à un accord sur le nouveau plan de rigueur exigé par l'UE et le Fonds monétaire international (FMI), en contrepartie de l'octroi d'une nouvelle aide de 130 milliards d'euros.
"Les gens s'attendaient à un tel accord donc cela n'a pas été une surprise et l'adage de Wall Street s'est répété: +Achetez sur la rumeur, vendez sur les faits+", a résumé Michael James, courtier chez Wedbush Securities.
A Washington, un porte-parole du FMI, Gerry Rice, a salué l'accord entre les partis politiques en Grèce, tout en jugeant qu'"il faut en faire plus" en termes de mesures budgétaires et économiques.
De même, le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker a par la suite indiqué que les éléments ne sont pas encore réunis pour "croire qu'il y aura un accord définitif ce soir".
En l'état, le marché "attend d'en savoir davantage sur l'Europe", a ainsi noté Mace Blicksilver, du cabinet de gestion d'actifs Marblehead Asset Management. L'accord sur la Grèce "n'est pas suffisant pour doper le marché", a-t-il expliqué.
Les investisseurs américains doutent de l'accord à Athènes car "le gouvernement grec a promis dans le passé l'austérité afin de recevoir des aides, mais n'a pas réussi à mettre en oeuvre les mesures promises", a remarqué de son côté Frederick Dickson, de DA Davidson.
Au-delà de la Grèce, de la chute de l'équipementier de télécoms Cisco (-2,10% à 20,00 dollars) et de l'envolée d'Apple (qui a fini à un nouveau record: 493,17 dollars le titre), les investisseurs "ont voulu observer une pause et engranger des bénéfices", a ajouté M. James.
Dans l'agroalimentaire, Pepsico a chuté de 3,46% à 64,27 dollars, pénalisé pour sa révision à la baisse des prévisions de dividendes pour 2012. Son concurrent Coca-Cola a cédé 0,53% à 67,97 dollars.
Dans l'informatique, l'éditeur de logiciels professionnels Oracle (+0,56% à 28,89 dollars) va racheter la société Taleo (+17,21%, à 45,64 dollars), spécialisée dans l'aide informatique à la gestion des ressources humaines, pour quelque 1,9 milliard de dollars.
La chaîne de prêt-à -porter et d'accessoires Urban Outfitters a pris 0,98% à 27,41 dollars, malgré des résultats inférieurs aux attentes du marché.
Dans les médias, le groupe d'information financière et professionnelle Thomson Reuters, tombé dans le rouge en 2011 et au quatrième trimestre, a perdu 1,22%, à 27,43 dollars.
Le géant News Corporation, propriété de Rupert Murdoch, a pour sa part abandonné 2,09% à 19,21 dollars, en dépit de résultats supérieurs aux attentes.
Le marché obligataire a fini en baisse. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans a avancé à 2,047% contre 1,975% mercredi soir et celui à 30 ans, à 3,189% contre 3,141% la veille.