Les cours du pétrole ont terminé en nette hausse à New York jeudi, dans un marché soulagé par des avancées essentielles en Grèce et un regain d'optimisme pour la demande.
Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en mars a gagné 1,13 dollar par rapport à la clôture de mercredi, à 99,84 dollars sur le New York Mercantile Exchange.
"L'accord sur la dette grecque et les commentaires du président de la banque centrale européenne (Mario) Draghi ont rassuré le marché sur la stabilisation de la zone euro", a commenté John Kilduff de Again Capital.
Entre outre, selon lui, les cours du brut ont été portés par "la hausse de l'euro (face au dollar) du fait de cet accord" en Grèce.
Un accord sur un nouveau plan de rigueur en Grèce a été annoncé dans la journée par le gouvernement du pays, après de difficiles tractations entre les partis participant à la coalition au pouvoir.
Cet "accord général sur le contenu du nouveau programme" de rigueur demandé à la Grèce par l'Union européenne (UE), la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI) était une condition essentielle au versement à la Grèce d'une aide de 130 milliards d'euros de nouveaux prêts.
Cette nouvelle favorisait un climat d'optimisme sur la zone euro qui soutenait les investissements plus risqués, comme la monnaie unique et faisait baisser le dollar, rendant plus attractifs les achats de brut, libellés dans la monnaie américaine, pour les investisseurs munis d'autres devises.
L'accord sur le plan de rigueur grec a été confirmé par le président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi qui a déclaré en outre au sujet de la Grèce être "plutôt confiant que toutes les pièces du puzzle (allaient) s'emboîter". La BCE a en outre décidé de maintenir sans grande surprise son taux directeur à 1%, à l'issue de sa réunion de politique monétaire.
Jouaient également dans cette bonne tenue des cours du brut "les relativement bons chiffres hebdomadaires sur l'emploi aux Etats-Unis", a ajouté le courtier, qui a parlé d'un "climat positif sur de nombreux fronts".
En baisse pour la deuxième semaine de suite, le nombre officiel des nouveaux chômeurs est retombé tout près de son niveau le plus faible en plus de trois ans, touché à la mi-janvier, selon des chiffres publiés jeudi à Washington par le département du Travail.
Enfin "il n'y a pas de doute que le froid spectaculaire en Europe aide les prix du brut" en stimulant la demande européenne, a-t-il conclu.