La Bourse de New York a terminé en légère baisse lundi, à l'issue d'une séance plombée par les craintes de défaut de paiement de la Grèce: le Dow Jones a cédé 0,13% et le Nasdaq 0,13%.
Selon des chiffres définitifs à la clôture, le Dow Jones Industrial Average a lâché 17,10 points à 12.845,13 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, a perdu 3,67 points, à 2.901,99 points.
L'indice élargi Standard & Poor's 500 a cédé 0,04% (0,57 point) à 1.344,33 points.
"Les inquiétudes au sujet d'un défaut de paiement de la Grèce démoralisent Wall Street", ont constaté les analystes de Charles Schwab.
Le rebond de Wall Street dans la foulée de bons chiffres du chômage américain vendredi "aurait continué, si on n'avait pas eu à nouveau des inquiétudes au sujet de la Grèce", a renchéri Gregori Volokhine, de Meeschaert New York.
Les principaux indices de Wall Street, qui ont évolué à la baisse tout au long d'une séance sans nouvelle marquante, ont cependant regagné un peu de terrain en fin de journée.
"Au final, les cours se sont très bien tenus, vu les incertitudes auxquelles nous sommes confrontés", a jugé Marc Pado, du site de conseil en investissement financier Dowbull.com.
En Grèce, les partis politiques de la coalition gouvernementale ne sont toujours pas parvenus à surmonter leurs objections aux mesures d'austérité demandées par la zone euro et le Fonds monétaire international (FMI) pour obtenir le déblocage d'un nouveau prêt vital d'au moins 130 milliards d'euros.
Par ailleurs, les négociations entre Athènes et ses créanciers privés sur la réduction de la dette du pays n'ont toujours pas abouti, entretenant le spectre d'une cessation de paiement de la Grèce en mars.
Pour M. Volokhine, la situation économique américaine est toujours au centre de l'attention en dépit des inquiétudes grecques, le marché s'interrogeant notamment sur "l'impact sur la croissance (d'une amélioration) des perspectives de l'emploi" aux Etats-Unis.
Le marché digérait par ailleurs la publication lundi d'un rapport du Fonds monétaire international (FMI) mettant au jour les risques d'une aggravation de la crise économique en Europe pour la Chine, qui reste très dépendante des variations de la demande mondiale.
A ce titre, le groupe Yum! Brands (KFC, Pizza Hut) lâchait 1,02% à 63,19 dollars. Cet acteur majeur dans l'industrie du fast-food américain est l'une des compagnies américaines les plus exposées à l'économie chinoise, selon Gregori Volokhine.
Du côté des valeurs bancaires, la banque américaine Citigroup perdait 0,72% à 33,30 dollars après avoir reçu l'autorisation d'émettre par elle-même des cartes de crédit en Chine, une première pour une banque étrangère dans ce pays.
La banque d'affaires franco-américaine Lazard chutait de 4,22% à 27,67 dollars, ses résultats ratant le consensus des analystes en raison d'une perte au quatrième trimestre liée aux tensions sur les marchés financiers.
La société de services d'assurance santé Humana, l'une des plus importantes aux Etats-Unis, a affiché l'une des plus fortes baisses de la séance, terminant en recul de 5,40% à 85,25 dollars, après des résultats trimestriels décevants.
Dans le secteur aéronautique, le constructeur Boeing cédait 1,15% à 75,46 dollars après avoir annoncé avoir rencontré un nouveau problème de fabrication sur son nouvel avion long-courrier 787 (Dreamliner), qui l'oblige à vérifier le fuselage des appareils.
Le fabricant américain de mémoires informatiques Micron Technology chutait de son côté de 2,83% à 7,72 dollars après la mort accidentelle de son PDG historique Steve Appleton, qui a été remplacé temporairement à ce poste par Mark Durcan, jusqu'ici directeur des opérations.
Le marché obligataire était en hausse. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans était en baisse à 1,901% contre 1,949% vendredi soir, tout comme celui à 30 ans qui reculait à 3,088% contre 3,151%.