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Le pétrole ouvre en recul à New York, plombé par la hausse des stocks

Jeudi 02 Fév 2012 à 15:45

Les prix du pétrole ont ouvert en recul à New York jeudi, plombés par la hausse des stocks de brut aux Etats-Unis et par la relative accalmie sur le front géopolitique.

Vers 14H20 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en mars perdait 1,07 dollar par rapport à la clôture de mercredi, à 96,54 dollars sur le New York Mercantile Exchange.

"Le marché est aujourd'hui à la baisse, en dépit de chiffres assez satisfaisants. On aurait des raisons -la baisse du dollar et la bonne tenue de la Bourse- pour que le pétrole grimpe mais ce n'est pas le cas", a observé Rich Ilczyszyn, analyste chez Itrader.

Parmi les éléments positifs occultés par le marché: les nouvelles inscriptions au chômage sont reparties à la baisse aux Etats-Unis fin janvier, avec un recul de 3% du 22 au 28 janvier par rapport à la la semaine précédente. Des chiffres meilleurs que prévu.

A l'origine du repli des prix: la hausse des stocks américains de brut qui "à court terme va peser sur les cours", a souligné M. Ilczyszyn.

Le Département de l'Energie (DoE) a en effet fait état mercredi d'une hausse de 4,2 millions de barils des stocks de brut aux Etats-Unis sur la semaine achevée le 27 janvier, dépassant les attentes du marché.

Selon les analystes de Barclays Capital, cela s'explique davantage par "un temps plus chaud qu'à l'habitude dans les régions clés pour la consommation de pétrole de chauffage" que par "un soudain effondrement de la demande".

Commerzbank a toutefois souligné que "la faible demande était responsable de la hausse des stocks d'essence". Ces derniers ont crû de 3,0 millions de barils à 230,1 millions de barils, alors que les analystes prévoyaient une progression de 200.000 barils seulement.

En outre, "une bonne partie de la volatilité et de la prime de risque, liée à la situation en Iran, est en train de sortir du marché", étant donné que les avertissements lancés par Téhéran n'ont pas dépassé le stade des mots, a dit Rich Ilczyszyn.

La République islamique avait ainsi menacé au début du mois de janvier de fermer le détroit d'Ormouz, où transite 35% du trafic pétrolier mondial, pour protester contre les sanctions imposées par les Occidentaux dans le dossier du nucléaire iranien.

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