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Italie: les réformes économiques génèreront de la croissance dans 3 à 5 ans

Jeudi 02 Fév 2012 à 00:20

l faudra attendre trois à cinq ans pour que l'Italie tire profit du vaste train de mesures économiques adopté ces derniers mois et de la croissance qu'elles génèreront, a estimé mercredi le vice-ministre de l'Economie Vittorio Grilli.

"Les réformes structurelles commencent à faire sentir leur effet dans un délai de trois à cinq ans. Il y a un potentiel important à saisir et le plus tôt sera le mieux", a déclaré M. Grilli lors d'une conférence de presse à Rome.

M. Grilli citait une étude de la Banque d'Italie selon laquelle ces réformes contiennent un potentiel de croissance du PIB de 15% réparti sur les prochaines années.

Le gouvernement prévoit une baisse du PIB en 2012 située dans une fourchette de 0,4% à 0,5% mais la Banque d'Italie prévoit entre -1,2 et -1,5% tandis que le Fonds monétaire international (FMI) prévoit pour sa part une baisse de 2,2% pour l'année en cours.

Le gouvernement de Mario Monti a pris une série de mesures pour relancer l'économie, notamment la simplification des procédures administratives, considérées comme un frein à la croissance, ou la libéralisation de nombreux secteurs économiques avec l'abolition de barrières protectionnistes.

Ces dernières mesures ont ainsi touché les pharmaciens, les avocats, les architectes ou les chauffeurs de taxi, provoquant une importante grogne sociale.

M. Grilli a également assuré que l'Italie poursuivrait les efforts visant à réduire sa dette publique à 60% du PIB, estimant cet objectif "absolument possible" dans un délai d'une vingtaine d'années.

L'Italie ploie sous le fardeau d'un endettement de l'ordre de 120% du PIB.

M. Grilli a également critiqué le comportement des investisseurs sur les marchés, considérant qu'ils sont obnubilés par le niveau de la dette publique et qu'ils ne tiennent pas suffisamment compte de la stabilité de ses finances publiques et la solidité de son économie.

"Le niveau de la dette est un élément, il ne reflète pas la totalité d'une situation" économique donnée, a-t-il dit.

M. Grilli, ancien directeur général du Trésor italien, s'est également montré critique envers les agences de notation qui ont récemment de nouveau abaissé la note de l'Italie. "Elles ont tendance à donner un instantané du passé et non une image de l'avenir. La valeur informative de ces notations est très basse", a-t-il dit.

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