La Bourse de Paris a terminé en hausse de 1,00% mardi, portée par l'espoir d'une résolution rapide du dossier grec au lendemain d'un sommet européen qui s'est conclu par un accord sur la discipline budgétaire.
Le CAC 40 a gagné 32,91 points à 3.298,55 points, dans un volume d'échanges de 2,7 milliards d'euros. Le marché parisien est parvenu à rebondir après avoir lâché 1,60% lundi.
L'indice vedette de la Bourse de Paris a gagné 4,39% en janvier, "un bon mois", estime Xavier de Villepion, vendeur d'actions chez Global Equities.
Parmi les autres places européennes, Francfort a terminé en hausse mardi de 0,22%, Londres de 0,19% et l'Eurostoxx 50 de 0,50%.
Après le sommet européen de lundi soir, "l'impression est plus positive car jusqu'à maintenant, cela se terminait dans la cacophonie", estime M. de Villepion. "C'est ce qui explique le rebond du marché aujourd'hui", ajoute-t-il.
Au total, vingt-cinq des vingt-sept pays de l'Union européenne ont accepté un nouveau traité de discipline budgétaire.
Les investisseurs ont également voulu rester confiants sur le sauvetage de la Grèce, alors que l'Europe espère trouver un accord sur une réduction de la dette du pays et de nouveaux prêts d'ici la fin de la semaine.
Le ministre français des Finances François Baroin a laissé entendre mardi que l'objectif initial d'une dette représentant 120% du PIB de la Grèce à l'HORIZON 2020 pourrait toutefois être assoupli, évoquant le chiffre de 125%.
"Le marché a tendance à considérer que le dossier grec devrait aboutir à une solution", affirme Renaud Murail, gérant chez Barclays Bourse. "On est passé un peu à autre chose", conclut-il.
Le marché a également été encouragé par l'intention des banques d'emprunter massivement auprès de la Banque centrale européenne (BCE) lors de la prochaine opération à trois ans fin février, deux à trois fois plus que la dernière fois, selon le Financial Times.
La publication d'indicateurs américains décevants a par ailleurs entraîné un ralentissement du marché dans l'après-midi. L'activité a décéléré dans la région de Chicago, contrairement aux attentes des analystes. L'indice ISM s'est établi à 60,2 en janvier, en baisse sur un mois.
La confiance des consommateurs américains a également baissé en janvier, selon l'indice du Conference Board, qui s'est établi à 61,1.
Du côté des valeurs, les "technologiques se réveillent toutes en même temps", estime M. de Villepion, poussées par l'annonce par Alten d'un chiffre d'affaires en hausse en 2011.
Le titre du groupe a clôturé en hausse de 5,70% à 21,13 euros, emportant dans son sillage Atos, en hausse de 1,72% à 38,42 euros ou encore Capgemini (+1,81% à 27,91 euros).
Dassault Aviation a bondi de 18,46% à 725,00 euros, après l'annonce d'un contrat de vente pour 126 avions Rafale en Inde.
Safran et Thales ont suivi la tendance, en hausse respectivement de 3,59% (Ã 23,82 euros) et 4,52% (Ã 26,15 euros).
Les valeurs bancaires ont fini elles aussi dans le vert, Société Générale emportant 3,32% à 20,36 euros. Crédit Agricole a gagné 2,19% à 4,71 euros, BNP Paribas 0,61% à 32,37 euros.
Veolia Environnement a pris 5,49% à 8,69 euros. Morgan Stanley a relevé sa recommandation à "neutre".
Gemalto a gagné 6,42% à 41,00 euros, après avoir été retenu comme partenaire par le Crédit Agricole pour le déploiement des cartes de paiement sans contact en France.
Enfin, Norbert Dentressangle a terminé la séance à l'équilibre (+0,05% à 60,09 euros), après avoir constaté des signes d'essoufflement de son activité à la fin d'un exercice 2011 plus faible que prévu en termes de chiffre d'affaires.