La demande européenne d'acier va fondre cette année de 5%, voire plus, la croissance enregistrée actuellement n'étant que passagère, a affirmé lundi le patron de Klöckner, l'un des principaux négociants en acier d'Europe, au Financial Times Deutschland.
"Nous pensons que la demande d'acier va diminuer cette année jusqu'à -5%, mais cela pourrait être encore pire", a déclaré Gisbert Rühl au quotidien économique. "Nos craintes que nous entrions en Europe dans une phase de récession se sont confirmées", a-t-il ajouté.
Selon M. Rühl, la hausse actuellement enregistrée de la demande d'acier en Europe n'est due qu'à des reconstitutions de stocks et ne peut pas durer.
L'an dernier, la production mondiale d'acier brut a atteint un volume record, signant une progression de 6,8%, malgré un net ralentissement sur la fin de l'année à cause d'une demande affaiblie, selon la Fédération mondiale de l'acier (WSA).
Face à une demande en acier réduite par une conjoncture économique incertaine, notamment en Europe en proie à la crise de la dette, de nombreux sidérurgistes, le leader mondial ArcelorMittal en tête, ont mis des aciéries en veille depuis l'été.