La Bourse de Paris a terminé jeudi sur une forte hausse (+1,96%), dans un marché marqué par un bond des valeurs bancaires et encouragé par une série de bonnes nouvelles tant en Europe après des emprunts réussis, qu'aux Etats-Unis où les indicateurs sont rassurants.
A la clôture, l'indice phare le cac 40 s'est adjugé 64,01 points à 3.328,94 points, dans un volume d'échanges conséquent de 4,11 milliards d'euros.
Fait marquant de la séance, la bonne tenue des banques: la Société Générale a terminé sur un gain de 13,15% à 20,09 euros, le Crédit Agricole s'est adjugé 9,21% à 4,83 euros et la BNP Paribas a pris 8,23% à 34,70 euros.
En hausse depuis l'ouverture, le marché parisien a gagné du terrain au fil de la journée, à la faveur d'une série de bonnes nouvelles tant en Europe, qu'aux Etats-Unis. Wall Street a ouvert de son côté en hausse.
Le succès des émissions à long et moyen terme en France et en Espagne a été le point d'orgue de la matinée et a soulagé les investisseurs. De part et d'autres des Pyrénées, les investisseurs sont venus nombreux pour acheter la dette de ces pays. En France, les taux ont reculé, comme en Espagne, une bonne nouvelle qui permet un relâchement des tensions en zone euro.
"Les emprunts sont dans la lignée de ce qui s'est passé les jours précédents. Ils se passent très bien, ce qui redonne confiance au marché", résume Xavier de Villepion, vendeur d'actions chez Global Equities.
Dans ce contexte porteur, les investisseurs ont été également encouragés par les perspectives positives sur les négociations en Grèce. Les discussions se poursuivent à Athènes pour effacer une partie de la dette du pays. La perspective d'une issue positive a fait s'envoler la Bourse d'Athènes.
De son côté, le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, a également insufflé une dose d'optimisme en indiquant que la zone euro, confrontée à la crise de la dette, montrait de "timides signes de stabilisation de l'activité économique".
Aux Etats-Unis, les nouvelles encourageants se sont également succédé: baisse du nombre d'inscription au chômage, stabilité de l'inflation en décembre pour le deuxième mois d'affilée et accélération de l'activité manufacturière de la région de Philadelphie.
"C'est une bonne nouvelle pour le pouvoir d'achat des ménages", a souligné BNP Paribas.