La Bourse de New York a terminé en hausse mercredi, atteignant un sommet en six mois à la faveur de signes positifs concernant l'immobilier aux Etats-Unis et de la reprise des discussions entre Athènes et le secteur privé: le Dow Jones a pris 0,78% et le Nasdaq 1,53%.
Selon les chiffres définitifs à la clôture, le Dow Jones Industrial Average a pris 96,88 points à 12.578,95 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, 41,63 points à 2.769,71 points.
L'indice élargi Standard and Poor's 500 a avancé de 1,11% (14,37 points) à 1.308,04 points.
Le Dow Jones revient ainsi à un niveau plus vu depuis le 25 juillet, avant que la Bourse américaine ne s'effondre en raison du débat prolongé au Congrès sur l'allongement du plafond de la dette.
L'indice vedette de Wall Street avait ouvert en recul mercredi, avant de passer en territoire positif lorsque le FMI a confirmé des informations sur sa volonté d'augmenter fortement ses capacités de financement.
Les "besoins de financement potentiels mondiaux dans les années qui viennent" s'élèvent à 1.000 milliards de dollars, a indiqué l'institution de Washington, expliquant vouloir disposer d'au moins 500 milliards de dollars supplémentaires pour faire face à la crise de la zone euro.
Pour Evariste Lefeuvre, économiste chez Natixis, "ça veut dire que si le FMI doit intervenir en Europe, au moins il peut le faire rapidement et sans risquer de trop concentrer son capital s'il se met à aider des pays comme l'Italie".
La hausse de la journée a été ensuite maintenue grâce à un indice de confiance du secteur de la construction qui "est ressorti à son plus haut depuis 2007, ce qui montre que le marché immobilier a changé de vitesse et connaît plus d'enthousiasme", s'est félicité Peter Cardillo, de Rockwell Global Capital.
Le marché est tout aussi soulagé de la reprise des discussions entre le secteur privé et Athènes sur l'effacement d'une partie de l'énorme dette de la Grèce, a remarqué M. Lefeuvre. "On est en train de régler le problème de la dette grecque ... c'est ce qui compte le plus".
Le secteur technologique a carburé toute la séance au départ du cofondateur de Yahoo!, Jerry Yang. M. Yang cristallisait le divorce entre le groupe et les investisseurs.
Le portail internet a gagné 3,18% à 15,92 dollars. Son concurrent Google a grignoté 0,69% à 632,91 dollars, tandis qu'AOL - allié à Yahoo! sur certains projets - a décollé de 4,39% à 15,70 dollars.
L'action du fabricant de téléphones multifonctions Research in Motion (RIM) a cédé 1,09% à 17,28 dollars, pénalisée par le démenti apporté par Samsung après les rumeurs selon lesquelles il serait intéressé par un rachat de la société canadienne en difficulté. Ces rumeurs avaient soutenu le titre de RIM mardi.
Dans le secteur bancaire, Goldman Sachs a gagné 6,79% à 104,31 dollars. L'institution a publié des résultats en forte baisse mais meilleurs qu'attendus au quatrième trimestre.
Citigroup qui avait reculé mardi après des performances décevantes, a progressé de 2,89% à 29,03 dollars.
Morgan Stanley, qui doit publier ses résultats jeudi, a pris 6,77% à 17,35 dollars. Selon le New York Times, la banque a décidé de fixer une limite, de 125.000 dollars, aux bonus versés à ses employés pour 2011.
Dans les matières premières, le géant du pétrole Chevron a grignoté 0,10% à 106,83 dollars. Un incendie fait rage depuis lundi sur une plate-forme de forage au large du Nigeria. Une centaine d'ouvriers ont été évacués, mais deux d'entre eux sont portés disparus.
Anadarko Petroleum s'est apprécié de 1,31%, à 80,24 dollars, après avoir annoncé la découverte d'or noir au large du Ghana.
Le marché obligataire a fini en baisse. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans a avancé à 1,897% contre 1,853% mardi soir, et celui à 30 ans à 2,954% contre 2,904%.