Les prix du pétrole ont fini en baisse jeudi à New York, se repliant en raison de la faiblesse accrue de la demande d'essence aux Etats-Unis, premier consommateur mondial de brut.
Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en février a terminé à 100,39 dollars, en repli de 20 cents par rapport à la clôture de la veille sur le New York Mercantile Exchange. Il avait ouvert en nette hausse.
"Le rapport sur la consommation d'essence a été affreux, il y a eu un solde important dans les réserves", a lancé Tom Bentz, analyste chez BNP Paribas.
Le relevé hebdomadaire des autorités américaines a fait état d'une hausse marquée des stocks d'essence (+3,7 millions de barils) aux Etats-Unis lors de la semaine achevée le 13 janvier, à contre-courant des réserves de brut.
Par rapport à la même période de l'année dernière, la demande de carburant a reculé de 6,1%.
Ce document "a tempéré l'impact des bonnes statistiques publiées aux Etats-Unis", a remarqué M. Bentz.
L'or noir avait ouvert en forte hausse, dopé par le fort recul des inscriptions au chômage, qui ont connu leur baisse la plus forte en plus de six ans la semaine dernière, tombant à leur niveau le plus faible depuis avril 2008. Ce recul a surpris les analystes par son ampleur.
Et l'activité manufacturière de la région de Philadelphie (nord-est des Etats-Unis) s'accélère en janvier, pour le deuxième mois d'affilée, selon l'indice de l'antenne locale de la banque centrale américaine (Fed).
L'indicateur de la Fed est son niveau le plus élevé depuis octobre, où il avait témoigné d'une reprise de l'activité des usines de la région après deux mois de forte baisse.
De surcroît, le pétrole a été aidé par le renforcement de l'euro face au dollar, a noté M. Bentz.
Le contexte reste malgré tout "à la hausse", a estimé l'analyste. "L'Iran pourrait notamment décider effectivement de bloquer le détroit d'Ormuz", a-t-il remarqué.