La Bourse de New York aborde la semaine avec prudence dans l'attente de résultats d'entreprises et d'indicateurs aux Etats-Unis, tout en restant attentive à l'évolution de la situation européenne, notamment en Grèce.
Au cours de la semaine écoulée, le Dow Jones, indice des 30 valeurs vedettes de Wall Street, a gagné 0,50%, terminant vendredi à 12.422,06 points.
Le Nasdaq, à dominante technologique, a progressé de 1,36% à 2.710,67 points et l'indice élargi Standard & Poor's 0,88% à 1.289,09 points.
La semaine prochaine sera écourtée, lundi, journée de Martin Luther King, étant férié aux Etats-Unis.
Après être montée en début de semaine au plus haut depuis juillet, soutenue par de bonnes nouvelles pour l'économie américaine, Wall Street s'est tassée vendredi avec le retour d'inquiétudes sur le front européen et l'annonce de l'abaissement par Standard & Poor's de la note de plusieurs pays européens, dont la France.
Ce recul est resté toutefois limité, les investisseurs américains ayant anticipé depuis plusieurs semaines cette décision de l'agence de notation.
"Les agences de notation confirment avec retard ce que l'on savait déjà : que les problèmes des dettes souveraines des pays européens méritent un abaissement de leur note, tout comme les Etats-Unis méritaient un abaissement", a estimé Marc Pado, de Cantor Fitzgerald.
"Nous sommes en train d'assister à un mouvement de séparation du bon et du mauvais à l'intérieur de la zone euro", a-t-il ajouté.
Cette nouvelle digérée, l'orientation de la Bourse de New York se décidera avant tout sur la saison des résultats de sociétés, qui battra son plein.
"Après quelques semaines de hausse des mouvements boursiers, il n'est pas impossible que plusieurs acteurs commencent à se positionner à la vente (...) et que l'on ait un petit mouvement de correction si jamais les résultats déçoivent un peu", a relevé Evariste Lefeuvre, chef économiste chez Natixis.
Après les toutes premières publications, les résultats trimestriels des entreprises vont se poursuivre avec notamment les banques Wells Fargo, Citigroup, Bank of America et Goldman Sachs, et des grands noms de la technologie dont Microsoft et Intel.
Les investisseurs surveilleront également les indicateurs avancés pour le mois de janvier, notamment l'indice d'activité industrielle dans la région de New York mardi, et de Philadelphie jeudi. Dans le domaine de l'immobilier, les chiffres des mises en chantier de logements pour le mois de décembre seront publiés jeudi, et les ventes de logements anciens vendredi.
Les investisseurs suivront également les chiffres de la production industrielle mercredi et à l'inflation jeudi. "On sait que l'économie s'est bien tenue en décembre. Maintenant, ce qui compte, c'est ce qu'il se passe en janvier et au-delà ", a relevé Hugh Johnson, de Hugh Johnson Advisors.
Autre facteur de préoccupation selon l'analyste: "l'éventualité de nouveaux abaissements de notes et la situation grecque".
En Grèce, les banques ont suspendu vendredi leurs négociations avec le gouvernement sur les modalités de la restructuration de la dette grecque. Elles ont laissé entendre qu'elles pourraient revenir sur leur engagement à effacer volontairement la moitié de la dette grecque qu'elles détiennent.