Les prix du pétrole évoluaient en baisse vendredi à l'ouverture à New York, dans un marché très volatil en raison des tensions entourant la situation en Iran et au Nigeria.
Vers 14H15 GMT, le baril de "light sweet crude" pour livraison en février s'échangeait à 98,16 dollars sur le New York Mercantile Exchange, en baisse de 94 cents par rapport à la veille.
"Le meilleur moyen de décrire l'évolution des cours du pétrole aujourd'hui, alors que le marché digère la baisse relative des tensions avec l'Iran et attend de nouveaux développements, c'est l'hésitation", a estimé Matt Smith de Summit Energy (groupe Schneider Electric).
Les prix du pétrole en hausse tout au long de la séance jeudi s'étaient brusquement repliés à la fin de la journée, le marché spéculant sur un possible report d'un embargo européen sur le brut iranien.
"Le marché est très volatil en raison des inquiétudes en Iran ou au Nigeria, mais aussi le retour du pétrole lybien", après la guerre l'an dernier, a expliqué Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.
Les modalités de l'embargo doivent être discutées lors d'un sommet européen le 23 janvier, alors que Téhéran est soupçonné de développer un programme nucléaire à visée militaire.
L'Iran s'est dit jeudi prêt à reprendre des "négociations sérieuses" sur son dossier nucléaire avec les grandes puissances du groupe des 5+1 (Etats-Unis, Russie, France, Grande-Bretagne, Allemagne et Chine) chargé de ces discussions.
Au Nigeria, où la menace d'une grève générale soutient depuis plusieurs jours les cours, les deux principales centrales syndicales ont annoncé une suspension du mouvement.
"Même de petites évolutions sur l'évolution des risques pesant sur l'approvisionnement peuvent entraîner des mouvements importants des cours", ont relevé les analystes de Commerzbank.