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Petroplus: Eric Besson, choqué, convoque le patron à Bercy

Jeudi 12 Jan 2012 à 20:50

Le patron de Petroplus est convoqué jeudi à Bercy pour faire le point sur la raffinerie de Petit-Couronne (Seine-Maritime), après la conclusion d'un accord de financement qui n'évoque pas l'avenir de ce site déjà mis à l'arrêt et dont les salariés engrangent les soutiens politiques.

Le raffineur, qui négocie depuis décembre pour obtenir une ligne de crédit d'un milliard de dollars indispensable pour poursuivre ses achats de pétrole brut, a annoncé mercredi avoir trouvé un "accord provisoire" avec ses créanciers.

Il a expliqué qu'il devrait recevoir des fonds pour financer ses dépenses essentielles et garantir la sécurité des opérations dans ses raffineries de Coryton (Grande-Bretagne) et d'Ingolstadt (Allemagne). Il s'est dit par ailleurs en négociation avec "une tierce partie concernant l'alimentation en pétrole brut et en matières premières" de ces deux raffineries.

En revanche, le groupe suisse n'a rien dit sur l'avenir de trois autres de ses raffineries, qui ont déjà été mises à l'arrêt au début du mois, et dont les salariés se battent désormais pour échapper à une fermeture définitive. Il s'agit de Petit-Couronne, d'Anvers en Belgique et de Cressier en Suisse. Devant ce silence, le ministre de l'Industrie et de l'Energie Eric Besson a tapé jeudi du poing sur la table, se disant "choqué par cette annonce qui n'a fait l'objet d'aucune information préalable auprès des salariés des raffineries concernées".

Il a annoncé qu'il recevrait dans l'après-midi le PDG du groupe suisse, Jean-Paul Vettier, pour qu'il s'explique sur l'avenir du site et de ses 550 employés, et s'est dit "convaincu de l'avenir industriel de la raffinerie de Petit-Couronne et de ses salariés, et déterminé à entreprendre toutes les actions nécessaires dans ce but".

Le ministre, qui avait déjà reçu lundi les salariés et syndicats de Petit-Couronne, réunira également vendredi des représentants de l'ensemble de la filière française du raffinage, dans le but de les mobiliser.

De son côté, l'intersyndicale de Petit-Couronne a répété qu'elle avait perdu confiance dans Petroplus et que pour elle, la seule solution pour sauver le site était de trouver un repreneur.

Les syndicats du site réclament par ailleurs l'instauration d'une taxe sur les importations de produits pétroliers, qui restaurerait les marges du secteur français du raffinage, aujourd'hui exsangues.

Et ils continuent à engranger les soutiens politiques, plaçant leur lutte pour la survie du site au coeur du débat sur la "réindustrialisation" de la France. Sept des candidats à l'élection présidentielle, dont l'écologiste Eva Joly et le socialiste François Hollande, se sont déjà rendus à leur invitation à Petit-Couronne, la dernière en date étant Nathalie Arthaud de Lutte Ouvrière.

Les difficultés de Petroplus s'inscrivent dans une crise générale du secteur européen du raffinage, victime de surcapacités chroniques qui poussent les groupes pétroliers à céder ou fermer leurs raffineries les unes après les autres. Certains analystes avaient évoqué fin décembre un "risque de faillite" de Petroplus, dont la valeur boursière a été divisée par dix en un an.

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