Le London Metal Exchange (LME), qui contrôle 80% des échanges de métaux industriels dans le monde, a annoncé jeudi avoir enregistré en 2011 un nombre de transactions record, en hausse de 22% par rapport à l'année précédente.
La Bourse des métaux londonienne a vu s'échanger 146,6 millions de lots en 2011 (la plupart des lots correspondant à 25 tonnes), soit 3,5 milliards de tonnes de métal ayant changé de mains.
L'ensemble des contrats échangés a représenté une valeur totale de 15.400 milliards de dollars, un bond de 32,8% par rapport à 2010.
Les échanges ont notamment été dopés par la forte volatilité des prix: après un pic en février à plus de 10.000 dollars la tonne, le cuivre a perdu plus du quart de sa valeur, tandis que l'étain, après avoir dépassé les 33.600 dollars la tonne en avril, s'est effondré de 40% sur le reste de l'année.
Leader du marché mondial des métaux, le LME est courtisé depuis septembre par une dizaine d'acquéreurs potentiels, dont les offres de rachat, originellement autour de 1 milliard de dollars, devraient être affinées dans les prochains mois pour être discutées par le conseil d'administration de la plateforme londonienne.
Le 19 décembre, le LME avait jugé "prématurée" toute décision à ce sujet, annonçant au contraire plusieurs mesures pour muscler ses revenus et "assurer son avenir".
Il a ainsi décidé d'augmenter, à partir de mars 2012, les frais facturés aux opérateurs, et de réintégrer en interne les activités de compensation garantissant ses échanges - sans préciser toutefois de date pour la mise en place de la nouvelle entité, LMEclear, destinée à assurer cette tâche.
Le LME va par ailleurs lancer à partir du 23 janvier sur tous les métaux non-ferreux de contrats, appelés "LMEswaps", permettant aux investisseurs de s'assurer une couverture (hedging) pour se prémunir contre les soubresauts des cours.