La Bourse de New York a fini en hausse mardi, au plus haut depuis juillet, encouragée par les prévisions du producteur d'aluminium Alcoa et la progression des marchés en Asie et en Europe: le Dow Jones a gagné 0,56% et le Nasdaq 0,97%.
Selon les chiffres définitifs, le Dow Jones Industrial Average est monté de 69,78 points à 12.462,47 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, de 25,94 points à 2.702,50 points.
L'indice élargi Standard & Poor's 500 a engrangé 0,89% (11,38 points) à 1.292,08 points.
Le Dow Jones s'est hissé au plus haut niveau depuis le 26 juillet malgré la publication de résultats en demi-teinte par Alcoa, première multinationale américaine à faire le point sur ses comptes du quatrième trimestre 2011.
Le géant de l'aluminium a enregistré une perte légèrement plus marquée qu'anticipé mais "il a délivré des prévisions solides, c'est une bonne nouvelle", a observé Peter Cardillo, de Rockwell Global Capital.
Le groupe avait préparé les investisseurs à des résultats médiocres en annonçant une réduction de ses capacités pour répondre à une baisse de la demande. Il a estimé cependant lundi soir que la consommation mondiale progresserait de 7% cette année. Le titre a pris 0,16% à 9,44 dollars.
Plus généralement, aux Etats-Unis, "les indicateurs économiques de décembre étaient bons et nous disent que le cycle actuel du marché est loin d'être fini. C'est l'opinion qui prévaut: la situation s'améliore", a estimé Hugh Johnson, de Hugh Johnson Advisors.
"La situation en Europe reste très incertaine, mais les perspectives pour l'économie américaine et les résultats des sociétés s'améliorent", a-t-il poursuivi.
Sur le front de la crise en Europe, les investisseurs ont été soulagés des déclarations de l'agence Fitch, qui a assuré qu'elle ne prévoyait pas d'abaisser en 2012 la note de solvabilité "AAA" de la France.
Le marché a aussi réagi aux chiffre du commerce extérieur de la Chine. Comme ils ont montré un ralentissement de la hausse des exportations comme des importations en décembre, ils ont suscité des "espoirs d'assouplissement monétaire" de la banque centrale pour soutenir l'activité, ont noté les analystes Charles Schwab.
A contre courant, le joaillier Tiffany a affiché la plus forte baisse du S&P 500 (-10,46% à 59,94 dollars). Il a reconnu qu'il n'atteindrait pas ses objectifs financiers en raison de l'affaiblissement de ses ventes de bijoux aux Etats-Unis et en France pendant les fêtes.
En revanche, la marque de vêtements de sports Lululemon Athletica (+12,03% à 59,87 dollars) a relevé ses prévisions pour le trimestre en cours de son exercice décalé, qui s'achève fin janvier.
Eastman Kodak s'est envolé de 49,96% à 60 cents. Le groupe de photographie, en lourdes difficultés financières, a annoncé qu'il simplifiait son organisation en regroupant ses activités dans seulement deux divisions, l'une pour le grand public et l'autre pour les professionnels.
L'opérateur boursier NYSE Euronext a bondi de 4,59% à 27,79 dollars. Une source a indiqué à l'AFP que la Commission jugeait son coûteux projet de fusion avec Deutsche Börse inacceptable en l'état.
Apple a pris 0,36% à 423,24 dollars. Selon un document remis aux autorités boursières, son nouveau patron Tim Cook a été rémunéré 378 millions de dollars en 2011, dont l'essentiel a été versé sous forme d'actions. L'ancien directeur général de la marque à la pomme, Steve Jobs, se contentait d'un salaire annuel d'un dollar.
Sur le marché obligataire, sans direction, le rendement du bon du Trésor à 10 ans a fini à 1,972% contre 1,960% lundi soir, et celui à 30 ans à 3,027% contre 3,029% la veille.