Renault produira d'ici deux à quatre ans des voitures en Chine, marché dont il est pour l'instant absent, en s'appuyant sur son partenaire japonais Nissan, a annoncé lundi le PDG du constructeur automobile français Carlos Ghosn.
"Cela va arriver, cela ne fait aucun doute", probablement "entre 2014 et 2016", a déclaré M. Ghosn, qui dirige aussi Nissan, lors d'une table ronde avec des journalistes, précisant que "tout projet Renault en Chine se déroulera avec Dongfeng comme partenaire".
"Renault vend déjà des voitures en Chine mais en nombre limité. Maintenant, Renault, pour jouer un rôle plus important dans ce pays, doit y produire", a poursuivi M. Ghosn.
Le constructeur automobile français est un des rares grands noms du secteur à ne pas produire en Chine pour l'instant. Il a déjà commencé à renforcer sa présence dans le pays en développant son réseau de concessionnaires, qui doit passer de 80 concessions à fin 2011 à 130 d'ici 2013, selon des chiffres donnés par Renault en juillet lors de la présentation de ses résultats semestriels.
Pour l'instant la marque au losange n'écoule en Chine que quelques milliers de véhicules, pour l'essentiel des 4X4 Koleos et quelques berlines Laguna et Mégane.
Nissan produit déjà en Chine, a rappelé M. Ghosn, tout en soulignant que la production chinoise ne serait pas exportée. "Nous avons besoin de toute voiture fabriquée en Chine pour le marché chinois. Nous restons très optimistes pour la Chine", a-t-il conclu.
Le constructeur japonais a présenté l'été dernier un vaste plan d'investissements de 5,4 milliards d'euros sur cinq ans avec son partenaire chinois Dongfeng.
Les deux entreprises prévoient de lancer 30 nouveaux modèles et de porter leurs ventes de 1,3 million d'unités en 2010 à plus de 2,3 millions de véhicules en 2015. Elles destinent notamment au marché chinois une voiture entièrement électrique.