Les prix du pétrole ont ouvert en nette hausse mardi à New York, soutenus par le calme relatif sur le front de la crise européenne de la dette, le marché spéculant par ailleurs sur une action de Pékin pour relancer l'économie du deuxième consommateur de brut de la planète.
Vers 14H20 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en février gagnait 1,50 dollar par rapport à la veille, se négociant 102,81 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).
Le marché du pétrole "est vraiment animé par un sentiment positif", a commenté Matt Smith, de Summit Energy (groupe Schneider Electric). Le brut texan flirtait ainsi avec les niveaux observés début mai.
En particulier, les investisseurs regardaient d'un bon oeil les derniers chiffres de la balance commerciale chinoise, bien qu'en recul: l'excédent commercial s'est réduit à 155,14 milliards de dollars en 2011.
"Cela alimente les spéculations sur des mesures de relance pour essayer de stimuler l'économie, ce qui s'ajoute aux éléments favorables à la hausse", a commenté Matt Smith.
Le marché était par ailleur encouragé par "le calme relatif" en zone euro: "On observe un peu plus de soutien pour l'euro (...), on est vraiment dans un jeu d'attente en ce moment pour voir comment les choses vont se développer", a-t-il remarqué.
Elément favorisant un optimisme prudent, l'agence de notation fitch ratings a assuré mardi qu'elle ne prévoyait pas d'abaisser en 2012 la note souveraine "AAA" de la France, la meilleure possible.
Sur le front géopolitique, l'actualité restait chargée, avec le dossier iranien qui faisait toujours la Une.
Les Etats-Unis ont prévenu dimanche qu'ils répondraient par la force si l'Iran cherchait à bloquer le détroit d'Ormuz, passage stratégique par lequel transite 35% du trafic maritime pétrolier mondial.
L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a par ailleurs annoncé lundi que Téhéran avait commencé la production controversée d'uranium enrichi à 20% sur son site de Fordo, enfoui sous une montagne et difficile à attaquer.
"L'Iran joue un rôle de premier ordre pour garder les cours élevés, mais il ne semble pas que (ce dossier) soit suffisant pour continuer de doper le marché pétrolier", a toutefois nuancé Phil Flynn, de PFG Best.