Les cours du pétrole étaient en baisse lundi matin en Asie, tiraillés entre la crise de la dette en Europe et les inquiétudes liées aux tensions avec l'Iran, gros producteur pétrolier.
Dans les échanges matinaux, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en février lâchait 49 cents, à 101,07 USD, par rapport à la clôture de vendredi. Le baril de brent de la mer du Nord pour même échéance perdait 11 cents à 112,95 USD.
"Les pressions à la baisse, dues à la situation de la dette en Europe, l'emportent sur celles à la hausse, liées aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient", a déclaré Victor Shum, analyste au cabinet de consultants Purvin and Gertz à Singapour.
Les dirigeants allemand et français, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, se rencontrent lundi à Berlin pour évoquer, une nouvelle fois, la crise de la dette en Europe.
Au menu des discussions: le danger d'une récession imminente en zone euro ainsi que la fragilité du secteur bancaire, toujours tenu à bout de bras par la Banque centrale européenne, ainsi qu'une proposition du président français d'instaurer une taxe sur les transactions financières.
Côté Moyen-Orient, les Etats-Unis ont prévenu dimanche qu'ils répondraient par la force si l'Iran cherchait à bloquer le détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le trafic maritime pétrolier.
"Nous avons été très clairs sur le fait que les Etats-Unis ne toléreront pas la fermeture du détroit d'Ormuz. C'est une autre ligne rouge pour nous et nous y répondrons", a déclaré le secrétaire américain à la Défense, Leon Panetta, lors de l'émission Face the Nation.
Les Etats-Unis et les pays de l'Union européenne sont engagés dans un bras de fer avec l'Iran, qu'ils accusent de fabriquer la bombe atomique sous couvert de son programme nucléaire civil.
Vendredi, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en février a fini en recul de 25 cents à 101,56 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).
A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour même échéance a clôturé à 113,06 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE), en progression de 75 cents par rapport à la clôture de jeudi.