Les prix du pétrole ont fini en hausse mercredi à New York, après avoir atteint en séance leur plus haut niveau en près de huit mois sous l'effet des tensions chaque jour plus vives entre les pays occidentaux et l'Iran.
Le baril de "light sweet crude" pour livraison en février a terminé à 103,22 dollars sur le New York Mercantile Exchange, en hausse de 26 cents par rapport à la veille. Il a atteint au plus fort de la séance 103,74 dollars, niveau inédit depuis le 11 mai.
Les cours, en baisse au début de la séance new-yorkaise à la criée, se sont orientés à la hausse lorsque des sources diplomatiques ont indiqué qu'un accord de principe avait été trouvé entre les pays européens pour imposer un embargo sur l'achat de pétrole brut iranien.
Téhéran avait menacé la semaine dernière de bloquer le détroit d'Ormuz, un canal stratégique par où transite entre un tiers et 40% du trafic maritime pétrolier mondial, en cas de sanctions visant ses exportations d'or noir.
"Le marché tente de digérer" les nouvelles concernant l'Iran, a constaté Jason Schenker, de Prestige Economics.
"Je ne pense pas que l'Iran fasse quoi que ce soit" à titre de représailles, "mais même s'ils ne le font pas, les répercussions potentielles sont tellement importantes que les intervenants doivent les prendre en compte", a-t-il expliqué.
Selon l'analyste, ces informations ont compensé "une tendance du marché au repli après la forte hausse" de mardi (plus de quatre dollars le baril).
Les prix de l'or noir sont soutenus depuis plusieurs semaines par les tensions entre les pays occidentaux et l'Iran, accusé de travailler à la mise au point de l'arme nucléaire.
Le ministre iranien de la Défense, le général Ahmad Vahidi, a une nouvelle fois mis en garde mercredi les Etats-Unis contre toute présence de leur marine dans le Golfe.