Wall Street évoluait en léger recul mercredi à la mi-journée, dans un marché qui voulait garder espoir en la capacité des Européens à s'entendre lors du sommet qui s'ouvre jeudi, en dépit du pessimisme de Berlin: le Dow Jones lâchait 0,07% et le Nasdaq 0,45%.
Vers 17H00 GMT, le Dow Jones Industrial Average reculait de 9,09 points à 12.141,04 points et le Nasdaq, à dominante technologique, de 11,97 points à 2.637,59 points.
L'indice élargi Standard & Poor's 500 perdait 0,38% (-4,79 points) à 1.253,68 points.
Les investisseurs sont convaincus que le sommet européen qui s'ouvre jeudi va accoucher de "plus de rigueur budgétaire" en zone euro, a expliqué Michael James, de Wedbush Securities.
Wall Street avait ouvert en net repli, découragé par les propos pessimistes de responsables allemands, avant de se rapprocher de l'équilibre.
"Nous tablons sur des discussions très exigeantes et par moments difficiles" jeudi et vendredi à Bruxelles, a déclaré Steffen Seibert, porte-parole de la chancelière Angela Merkel. Peu auparavant, une source proche du gouvernement s'était dite "pessimiste" quant à une issue positive de ce sommet.
Ces propos interviennent alors que les pays de la zone euro se sont engagés dans d'intenses tractations en vue du sommet européen, où ils devraient notamment discuter de la proposition franco-allemande d'un "nouveau traité" européen prévoyant "des sanctions immédiates" en cas de non-respect de la maîtrise du déficit.
Pour Michael James, "les attentes du marché sont que le sommet va aboutir à quelque chose de positif, malgré ces commentaires pessimistes".
"Si le sommet devait s'avérer incapable d'établir un plan crédible pour l'Europe, une réaction négative du marché" est à attendre, surtout dans le contexte de l'avertissement lancé par l'agence de notation Standard and Poor's à 15 pays de la zone euro, a toutefois averti Barclays Capital.
D'autant plus qu'"il y a peu d'informations économiques à digérer pour les investisseurs cette semaine. La récente volatilité des marchés va donc se raviver", a fait valoir Frederick Dickson, de DA Davidson.
Les grandes banques américaines évoluaient en hausse, à l'exception de Goldman Sachs (-0,42% à 100,74 dollars) et Citigroup (-1,31% à 29,36 dollars). Cette dernière a annoncé mardi le licenciement de 4.500 employés dans les trimestres à venir.
L'opérateur téléphonique Verizon cédait 0,85% à 37,99 dollars. Selon le Wall Street Journal, le groupe a commencé à démarcher de grands réseaux américains de télévision dans le cadre d'un projet de télévision en streaming destiné à concurrencer Netflix (+4,33% à 71,09 dollars).
Le quotidien new-yorkais rapporte en outre que le groupe internet Yahoo! (-0,63% à 15,74 dollars), convoité par plusieurs investisseurs, a demandé aux repreneurs intéressés plus d'informations sur leurs intentions et de meilleures conditions d'acquisition.
Microsoft reculait de 0,74% à 25,47 dollars après des informations faisant état de son intention de lancer une plateforme d'applications devant concurrencer l'App Store d'Apple.
Research in motion, le fabricant canadien du BlackBerry reculait de 1,58% à 16,16 dollars. Le marché pénalisait le changement de nom de son système d'exploitation, BlackBerry 10 au lieu de BBX, terme appartenant à une entreprise américaine.
Le marché obligataire évoluait en hausse. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans reculait à 2,065% contre 2,093% mardi soir, et celui à 30 ans à 3,103% contre 3,107%.