La Bourse de Paris restait bien orientée mercredi à la mi-journée, les investisseurs tablant sur un renforcement du pare-feu financier de la zone euro lors du sommet de la fin de semaine, même si Berlin se montrait "plus pessimiste" quant à l'issue de cette rencontre.
A 12H03 (11H03 GMT), le CAC 40 s'adjugeait 1,00% à 3.211,48 points dans un volume d'échanges de 827,15 millions d'euros.
"Les intervenants veulent croire que le sommet européen de la fin de semaine se conclura, enfin, par l'annonce de mesures crédibles de stabilisation de la situation financière de la zone euro", décrypte Christian Parisot, économiste pour le courtier Aurel BGC.
Plusieurs options sont évoquées. L'une d'elles reviendrait à doter l'Union monétaire de deux dispositifs de soutien financier au lieu d'un seul aujourd'hui. Concrètement, il s'agirait de maintenir le Fonds européen de stabilité financière (FESF) en activité lorsque le dispositif permanent qui doit lui succéder sans doute dès l'an prochain, le Mécanisme de stabilité européen (MES), entrera en vigueur.
Berlin joue toutefois la prudence sur l'issue du sommet présenté comme celui de la dernière chance.
"Force m'est de constater que je suis plus pessimiste que la semaine dernière sur la possibilité d'avoir un accord total", a déclaré une source proche du gouvernement allemand.
La dernière émission obligataire de l'Allemagne a rassuré.
Le pays a placé avec succès, à des taux en légère hausse, de la dette à cinq ans, la demande ayant été largement supérieure à l'offre (8,76 milliards d'euros pour 5 milliards d'euros offerts).
L'issue de cet emprunt était très attendue, après les difficultés rencontrées par la première économie européenne pour placer de la dette à dix ans sur le marché il y a deux semaines.
Enfin, les investisseurs tablent sur une baisse des taux de la BCE lors de sa réunion de jeudi afin de relancer la croissance dans l'Union monétaire menacée de récession, ce qui soutient la tendance.
Du côté des valeurs, Veolia Environnement caracolait en tête de la cote (+3,82% à 9,43 euros). Le groupe, aux prises avec une rentabilité érodée et une dette trop lourde, va abandonner son activité dans les transports publics (métro, tramways, etc.) pour se concentrer sur l'eau, les déchets et les services énergétiques.
Le secteur bancaire progressait, porté par les espoirs sur le sommet européen. BNP Paribas prenait 3,03% à 34,05 euros, Société Générale 3,01% à 20,88 euros et Crédit Agricole 2,37% à 5,02 euros.
GDF Suez gagnait 1,72% à 21,32 euros alors qu'une augmentation du prix du gaz devrait être annoncée très prochainement.
Air France-KLM enregistrait la plus forte progression du sbf 120 (+4,32% à 4,53 euros). Le trafic passager de la compagnie a progressé de 2,5% au mois de novembre, alors que dans le même temps l'activité de fret a chuté de 8,1%.