La Bourse de Paris a terminé en hausse lundi (+1,15%), soutenue par les nouvelles mesures de rigueur annoncées par Rome et les espoirs des investisseurs sur un plan majeur de sortie de crise pour la zone euro, d'ici vendredi.
Le CAC 40 a gagné 36,33 points, pour finir au-dessus des 3.200 points à 3.201,28 points dans un volume d'échanges de 2,555 milliards d'euros.
Le marché a salué dès l'ouverture le projet présenté dimanche soir par le nouveau chef du gouvernement italien, Mario Monti, composé de mesures d'austérité d'environ 20 milliards d'euros et de mesures de relance de 10 milliards d'euros.
La rencontre à Paris entre la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Nicolas Sarkozy a été le point d'orgue de la séance.
Les deux responsables se sont accordés sur un "nouveau traité" européen, à 27 ou si besoin à 17, appelant à des "sanctions automatiques" envers les Etats membres de l'Union européenne qui laisseraient filer leurs déficits. Ils ont également plaidé pour l'instauration d'une règle d'or "renforcée et harmonisée au niveau européen".
"Cette rencontre est en ligne avec nos attentes. Paris et Berlin ont fait preuve de volonté et de coordination, c'est tout ce que l'on attendait", décrypte Waldemar Brun-Theremin, gérant d'actions chez Turgot Asset Management.
"C'est un début encourageant pour la semaine cruciale qui s'annonce pour la région", commente, de son côté, Tom Levinson, économiste chez ING.
Il remarque que les deux dirigeants ont pris soin de ne pas se prononcer sur les mesures que pourraient annoncer la Banque centrale européenne, jeudi.
Tous les regards se tournent désormais vers cette réunion et le sommet européen en fin de semaine.
Les indicateurs américains, légèrement en-deçà des prévisions, n'ont pas réussi à entamer le moral des investisseurs.
La hausse de l'activité des services a ralenti aux Etats-Unis en novembre, alors que les analystes tablaient sur une accélération, et les commandes aux industries manufacturières ont reculé en octobre pour le deuxième mois consécutif.
Du côté des valeurs, le secteur financier, profitant des espoirs de sortie de crise, a enregistré les meilleures performances de la cote. Société Générale s'est adjugé 6,56% à 20,14 euros, Crédit Agricole 5,42% à 5,06 euros et BNP Paribas 4,92% à 33,15 euros.
Hors CAC 40, Dexia a gagné 7,37% à 0,38 euro alors qu'un accord a été trouvé entre la Belgique, la France et le Luxembourg sur un mécanisme de garantie temporaire des financements de la banque.
Les valeurs cycliques, dépendantes de la conjoncture, ont fortement progressé à l'image d'Eiffage (+8,42% à 19,18 euros), de Vallourec (+4,04% à 52,07 euros), ou encore de Lafarge (+3,79% à 28,59 euros).
Hermès a cédé 3,00% à 223 euros. Le sellier table sur une croissance de 10% en 2012 contre 20% en 2011, a indiqué son gérant, Patrick Thomas, dans un entretien au journal suisse Le temps.