La Bourse de Paris évoluait toujours en nette hausse lundi après-midi et gagnait 1,39%, confiante dans la résolution de la crise après le souhait émis par la France et l'Allemagne de mettre en place un nouveau traité en Europe pour renforcer la discipline budgétaire.
A 15H54 (14H54 GMT), le CAC 40 gagnait 43,87 points à 3.208,82 points, dans un volume d'échanges de 1,443 milliard d'euros. Vendredi, il avait pris 1,12%, en conclusion de sa meilleure semaine depuis novembre 2008.
Le marché parisen gardait le cap lundi après-midi après avoir ouvert en hausse, rassurée par le nouveau plan de rigueur mis en place en Italie.
L'ouverture dans le vert de Wall Street contribuait également à soutenir la tendance.
Les investisseurs attendaient surtout la rencontre à Paris entre la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Nicolas Sarkozy.
Ils ont annoncé leur souhait d'un "nouveau traité" de l'Union européenne, à 27, soit l'ensemble de ses membres, ou à 17, les membres de la zone euro. Paris et Berlin espèrent d'ailleurs un accord d'ici mars pour un traité à 17.
Les deux pays réclament notamment des "sanctions automatiques" envers les pays membres de l'Union européenne dont le déficit dépasserait les 3% du PIB.
Ces annonces interviennent avant le sommet européen qui aura lieu en fin de semaine et alors que les marchés voulaient croire à des solutions politiques à la crise de la dette en zone euro qui n'a cessé de s'aggraver ces dernières semaines.
Les valeurs financières continuaient de bondir, dopées par les espoirs sur la zone euro, à l'image de BNP Paribas (+4,94% à 33,16 euros), Crédit Agricole (+4,75% à 5,03 euros) et Société Générale (+5,26% à 19,90 euros).
Dexia bondissait (+7,37% à 0,38 euro) alors qu'un accord a été trouvé entre la Belgique, la France et le Luxembourg sur un mécanisme de garantie temporaire des financements de la banque.
Axa gagnait 2,39% à 11,34 euros. L'assureur va supprimer 1.600 postes sur 9.000 en Allemagne d'ici 2015, afin d'améliorer sa compétitivité.
EDF prenait 1,38% à 20,17 euros, après un abaissement de recommandation par Morgan Stanley et l'introduction de militants de Greenpeace dans la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine (Aube).
Les valeurs cycliques, dépendantes de la conjoncture, progressaient nettement comme Eiffage (+9,02% à 19,29 euros) et ArcelorMittal (+3,94% à 14,79 euros).
Enfin, Hermès perdait 2,65% à 223,80 euros alors qu'il table sur "une bonne croissance, de l'ordre de 10%, en 2012", selon le gérant du groupe Patrick Thomas, dans un entretien au journal suisse Le temps.