La Bourse de Paris se maintenait en hausse lundi en fin de matinée et prenait 1,18%, soutenue par la mise en place d'un nouveau plan de rigueur en Italie et optimiste avant la réunion franco-allemande à Paris sur la crise de la dette en zone euro.
A 11H48 (10H48 GMT), le CAC 40 gagnait 37,32 points à 3.202,27 points, dans un volume d'échanges de 665 millions d'euros. Vendredi, il avait pris 1,12%, en conclusion de sa meilleure semaine depuis novembre 2008.
Le marché parisien s'est montré rassuré dès l'ouverture par la situation en Italie où le chef du gouvernement italien Mario Monti a annoncé dimanche une nouvelle cure d'austérité draconienne d'environ 20 milliards d'euros.
"Les annonces de l'Italie hier vont dans le bon sens", a commenté Franklin Pichard, directeur de Barclays Bourse, surtout que s'ouvre une semaine cruciale pour sauver la zone euro, de l'avis de nombreux analystes.
Les investisseurs vont pouvoir tester leur optimisme sur une sortie de crise cet après-midi, puisque la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Nicolas Sarkozy se retrouvent à Paris pour un déjeuner de travail 13H30, suivi d'une conférence de presse.
Cette rencontre pourrait offrir "des informations importantes sur les teneurs des décisions qui seront prises à la fin de la semaine", lors d'un sommet européen, indiquent les stratégistes du Crédit Mutuel-CIC.
Les deux dirigeants sont d'accord pour un changement de traités et une plus grande discipline budgétaire mais divergent notamment sur une plus grande implication de la Banque centrale européenne (BCE), soutenue par Paris mais critiquée par Berlin.
Les valeurs financières menaient la danse à la Bourse de Paris, dopées par les espoirs sur la zone euro.
BNP Paribas prenait 4,30% à 32,96 euros, Crédit Agricole 4,08% à 5,00 euros et Société Générale 4,15% à 19,69 euros.
Dexia bondissait (+6,52% à 0,38 euro) alors qu'un accord a été trouvé entre la Belgique, la France et le Luxembourg sur un mécanisme de garantie temporaire des financements de la banque.
Axa gagnait 3,52% à 11,46 euros. L'assureur va supprimer 1.600 postes sur 9.000 en Allemagne d'ici 2015, afin d'améliorer sa compétitivité.
EDF prenait 1,26% à 20,14 euros, après un abaissement de recommandation par Morgan Stanley et l'introduction de militants de Greenpeace dans la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine (Aube).
Derichebourg (-2,82% à 2,41 euros) signait la plus forte baisse du sbf 120 sur des inquiétudes quant à sa situation financière.
De leur côté, les valeurs défensives, moins sensibles aux variations du marché, avaient du mal à l'image de Danone (-0,19% à 48,36 euros) et Essilor (+0,11% à 52,36 euros).