Le Conseil d'administration de Pôle emploi a adopté vendredi la nouvelle feuille de route de l'organisme public pour les trois prochaines années et validé la nomination de son nouveau directeur général, Jean Bassères, qui succédera à Christian Charpy, a-t-on appris auprès des syndicats et de Pôle emploi.
Réuni sous la présidence de Dominique-Jean Chertier, le conseil d'administration a "donné un avis favorable à la nomination de Jean Bassères" et a "également approuvé la nouvelle convention tripartite entre lEtat, lUnedic et Pôle emploi pour les trois prochaines années", indique le CA emploi, dans un communiqué.
La nouvelle convention fixe trois objectifs à Pôle emploi: une "personnalisation" de l'offre des services, une "proximité plus forte avec les territoires" et un "effort doptimisation des moyens".
La convention a été adoptée avec les voix des représentants de l'Etat, des organisations patronales et de la CFDT. Trois autres syndicats - FO, CFTC, CFE-CGC - se sont abstenus tandis que la CGT a voté contre.
Tout en soutenant le texte, Laurent Berger, secrétaire national de la CFDT, a précisé dans un communiqué que son syndicat "exige des moyens à la hauteur des ambitions" fixées à Pôle emploi.
La CFDT sera "exigeante pour que le conseil d'administration de Pôle emploi et l'Unédic soient associés de près à la mise en oeuvre des objectifs". Elle "exige" aussi du gouvernement "un investissement supplémentaire dans Pôle emploi" et réclame "plus de personnel".
De son côté la CGT a rejeté le texte. "C'est un convention sans ambition", a indiqué à l'AFP Maurad Rabhi, représentant de la centrale au CA. Il a évoqué notamment l'insuffisance des moyens accordés au Pôle emploi. "On souhaite améliorer" l'accompagnement des chômeurs "mais à coût constant", et "de plus il n'y a aucune garantie de l'Etat sur le maintien de son versement de 1,3 milliard d'euros au budget de Pôle emploi", dit-il.
Selon la nouvelle convention, l'Etat doit apporter 1,36 milliard d'euros et l'Unédic 3 milliards au budget de Pôle emploi en 2012.
Par ailleurs, la candidature de Jean Bassères, actuel chef de l'Inspection générale des Finances, a été validée à l'unanimité, à l'exception de la CGT qui s'est abstenue. "La CGT ne remet pas en cause la qualité et la compétence de Jean Bassères" mais regrette que "l'Etat impose des candidats" sans qu'il y ait "un réflexion au sein du Conseil d'administration", a dit M. Rabhi.