La Bourse de Paris accélérait le rythme vendredi matin et prenait 1,71%, après avoir brièvement gagné plus de 2%, peu après la fin d'un discours de la chancelière allemande Angela Merkel qui a affirmé que l'Europe était sur le point de mettre en place une union budgétaire.
A 10H04 (09H04 GMT), le CAC 40 prenait 53,66 points à 3.183,61 points. La veille, il avait cédé 0,78% après quatre jours de hausse.
Le marché parisien a accéléré après le discours de la chancelière allemande qui intervient au lendemain de celui du président français Nicolas Sarkozy, alors que les investisseurs misaient sur l'annonce de solutions politiques, avec en ligne de mire le sommet européen des 8 et 9 décembre.
"L'élément central" de cette "union de la stabilité" voulue par l'Allemagne sera "un nouveau plafond d'endettement européen", a dit la chancelière, qui a répété sa ferme intention de convaincre ses partenaires de la nécessité de changer les traités européens pour y ancrer plus de discipline budgétaire.
Les deux dirigeants vont se réunir lundi prochain à Paris pour, ensemble, "faire des propositions franco-allemandes pour garantir l'avenir de l'Europe" selon le chef de l'Etat français.
"Les marchés étaient surtout préoccupés par le financement des banques et l'aide à l'Italie. Ils savent que les changements de traités vont prendre du temps", temporise Yves Marçais, vendeur d'actions chez Global Equities.
Les valeurs bancaires progressaient, à l'instar de BNP Paribas (+5,63% à 30,50 euros), Crédit Agricole (+3,46% à 4,73 euros) et Société Générale (+3,03% à 18,03 euros).
Les titres dépendants de la conjoncture étaient en hausse, avant les chiffres mensuels de l'emploi américain prévus dans l'après-midi. ArcelorMittal gagnait 2,74% à 14,46 euros.