L'usine Michelin de La Roche-sur-Yon (Vendée) qui fabrique des pneus pour les poids lourds a annoncé la mise en place de douze jours de chômage partiel d'ici à la fin de l'année pour compenser une baisse des commandes, selon des sources concordantes jeudi.
Six cents, sur les 700 salariés de l'usine, vont être touchés et auront, selon les cas, de trois à sept jours de chômage partiel, a-t-on confirmé de source syndicale et à la direction du groupe.
La direction locale a reconnu la baisse d'activité et la nécessité de ces mesures: "On a une année 2011 contrastée, avec un premier semestre qui a été très fort et puis un deuxième semestre qui est en baisse beaucoup plus importante et qui nous a conduits à prendre un certain nombre de mesures", a indiqué Thierry Clerc, chef du personnel de Michelin La Roche-sur-Yon à un correspondant de l'AFP. "On va terminer l'année 2011 avec une hausse de volume de 3%", reconnaît-il.
Avant d'en arriver au chômage partiel, "on a déjà activé un certain nombre de leviers, on a organisé de la formation (...), des détachements de personnels dans des usines qui ont des besoins d'activité, des chantiers d'entretien...", a ajouté M. Clerc.
De leur côté les organisations syndicales protestent.
"Là où le bât blesse c'est que les 8 premiers mois de l'année, on a fait une production exemplaire, les gars ont fait de gros efforts, ils sont venus les samedis après-midi, même les jours fériés, et aujourd'hui ces gens-là vont perdre de 80 à 150 euros sur la paye de décembre. Quand on fait des efforts (..) les gens (de Michelin, ndlr) ils doivent prendre en charge cette baisse d'activité à 100%...", a estimé Didier Molière, délégué du personnel CGT.
"L'entreprise se porte super bien. Il faut remonter 5 ans en arrière pour être au même niveau que l'année 2011 (...). Quand tout va bien il faut que Michelin mette la main à la poche, c'est pas normal que ce soit toujours le personnel qui en subisse les conséquences", a renchéri René Boquier, secrétaire adjoint du comité d'entreprise de l'usine vendéenne.