La Bourse de Paris était en forte hausse mercredi après-midi et prenait 3,85%, dopée par l'action concertée des banques centrales pour aider les banques et par un chiffre sur l'emploi privé meilleur que prévu aux Etats-Unis.
A 15H54 (14H54 GMT), le CAC 40 prenait 116,60 points à 3.143,36 points, après avoir brièvement gagné plus de 4%, dans un volume d'échanges de 2,454 milliards d'euros, grâce à un bond des valeurs financières.
Le marché parisien, qui s'était ressaisi à la mi-journée à la faveur des mesures de Pékin sur les banques et de rumeurs autour de la Banque centrale européenne (BCE), s'est envolé grâce à l'annonce des grandes banques centrales sur la liquidité.
Cette tendance était amplifiée par la hausse des créations d'emploi à 206.000 dans le privé en novembre aux Etats-Unis, un chiffre plus élevé que prévu.
Du coup, les chiffres du chômage américain publiés vendredi "devraient montrer de solides créations d'emploi sur le mois", estime Inna Mufteeva, économiste chez Natixis.
Les investisseurs saluaient également la hausse de l'activité dans la région de Chicago en novembre avec un ISM à 62,6.
Les grandes banques centrales, dont la Banque centrale européenne (BCE) et la Réserve fédérale américaine (Fed) ont annoncé une action coordonnée pour soulager le système financier face à la crise.
Elles sont notamment convenues de faciliter et étendre jusqu'en février 2013 les échange de devises (swap) entre elles, ainsi que, pour certaines, de poursuivre leurs opérations de refinancement sur trois mois jusqu'à nouvel ordre.
Cette annonce "est encourageante dans la mesure où elle cible directement un problème clé, c'est-à-dire la difficulté des intervenants du marché financier à avoir accès à des financements (surtout en dollars)", commente Tom Levinson, économiste chez ING.
"De plus, c'est une confirmation positive que les banques centrales communiquent étroitement", ajoute-t-il.
Le marché avait pourtant un peu accusé le coup en début de séance après la réunion à Bruxelles des ministres des Finances de la zone euro mardi soir qui ont décidé de se tourner davantage vers le Fonds monétaire international (FMI) pour aider à enrayer la crise de la dette.
Les valeurs financières profitaient de l'annonce des banques centrales. BNP Paribas gagnait 5,54% à 29,73 euros, Crédit Agricole 5,54% à 4,63 euros et Société Générale 4,86% à 18,12 euros. Axa prenait 6,93% à 10,81 euros.
En début de séance, le secteur bancaire avait souffert de la décision par l'agence de notation Standard & Poor's d'abaisser la note de grandes banques américaines, à l'occasion d'une réévaluation des notations des 37 plus grandes banques du monde destinée à tenir compte de nouveaux critères de notation.
Les titres dépendants de la conjoncture et sensibles aux variations du marché étaient très bien orientés. ArcelorMittal prenait 8,99% à 13,70 euros et Lafarge 5,49% à 26,59 euros.
Bouygues prenait 3,21% à 24,14 euros euros alors que Standard & Poor's a dégradé sa note de "A-" à "BBB+".
Wendel s'envolait (+14,42% à 52,57 euros) après l'annonce par la société d'investissement de la prochaine cession à un groupe américain de sa filiale de connecteurs de haute performance Deutsch sur la base d'une valeur d'entreprise de 2,1 milliards de dollars.