La Bourse de Paris évoluait en baisse mercredi à la mi-journée et lâchait 0,54%, tirée vers le bas par les valeurs bancaires après la dégradation de la note de grandes banques américaines et prudente quant à la résolution de la crise en zone euro.
A 11H36 (10H36 GMT), le CAC 40 perdait 16,37 points à 3.010,39 points, dans un volume d'échanges très faible de 508 millions d'euros.
Le marché parisien ne prenait aucun risque depuis l'ouverture, comme en témoignait la faiblesse des volumes de transactions, signe du peu d'entrain des investisseurs.
Les opérateurs se préparaient à un après-midi chargé en statistiques américaines, avec les chiffres de l'emploi dans le secteur privé, l'activité industrielle dans la région de Chicago et les promesses de ventes de logements.
Le marché digérait la réunion à Bruxelles des ministres des Finances de la zone euro mardi soir qui ont décidé de se tourner davantage vers le Fonds monétaire international (FMI) pour aider à enrayer la crise de la dette.
Ce sommet "na pas délivré de nouveau message hier. Malgré lurgence de la situation, aucune nouvelle majeure nest venue conclure la réunion", jugent les stratégistes du Crédit Mutuel-CIC.
Selon eux, "nous sommes donc face à un risque important de déception sachant que les décisions majeures ne pourront pas être prises avant le sommet européen du 8-9 décembre".
Les Européens ont reconnu que le Fonds européen de stabilité financière (FESF) n'aurait pas les capacités d'action prévues et espèrent une contribution du FMI, tout en encourageant la Banque centrale européenne (BCE), indépendante, à aider indirectement les pays fragiles de la zone euro.
Par ailleurs, "la dégradation de notes par Standard & Poor's pesait lourdement sur le secteur bancaire", explique Manoj Ladwa, chez ETX Capital.
L'agence de notation Standard & Poor's a abaissé la note de Bank of America, Goldman Sachs, JPMorgan Chase, Morgan Stanley, Citigroup et Wells Fargo, à l'occasion d'une réévaluation des notations des 37 plus grandes banques du monde destinée à tenir compte de nouveaux critères de notation.
La plupart des notes des banques européennes et notamment françaises étaient inchangées.
Dans la foulée, BNP Paribas perdait 2,36% à 27,50 euros, Crédit Agricole 0,62% à 4,36 euros et Société Générale 2,58% à 16,84 euros.
A l'inverse, Wendel s'envolait (+11,66% à 51,30 euros) après l'annonce par la société d'investissement de la prochaine cession à un groupe américain de sa filiale de connecteurs de haute performance Deutsch sur la base d'une valeur d'entreprise de 2,1 milliards de dollars.
Publicis perdait 0,06% à 33,84 euros alors que Maurice Lévy, 69 ans, a été reconduit pour quatre ans à la présidence du directoire du groupe publicitaire.
Le marché saluait les résultats de Fimalac (+1,08% à 28,20 euros) et Laurent-Perrier (+5,50% à 69,10 euros) mais sanctionnait ceux de SII (-3,14% à 4,01 euros) et Solucom (-5,62% à 15,11 euros).