La Bourse de Paris reculait mercredi dans les premiers échanges (-1,10%) après trois séances dans le vert, digérant la dégradation de la note de grandes banques américaines et une réunion européenne qui a tenté d'avancer sur les remèdes à la crise.
A 09H36, l'indice cac 40 lâchait 33,26 points à 2.993,50 points et reprenait son souffle après avoir engrangé 0,46% la veille et bondi lundi.
"Après deux séances de hausse portées par la spéculation sur les mesures de l'Eurogroupe, les opérateurs devraient digérer les nouvelles d'hier soir", résument les analystes de Saxo Banque.
Au terme d'une réunion à Bruxelles, les ministres des Finances de la zone euro ont décidé de se tourner davantage vers le Fonds monétaire international (FMI) pour l'aider à enrayer la crise de la dette.
Ils ont reconnu que le Fonds européen de stabilité financière (FESF) n'aurait pas les capacités d'action espérées, qui devaient initialement s'élever à 1.000 milliards d'euros.
"Même si le FESF devrait commencer à garantir des dettes à la fin décembre, ces dernières annonces ne permettront pas un retour de la confiance sur les marchés de dette", préviennent les économistes du courtier Aurel BGC.
Autre facteur d'inquiétude pour les investisseurs, l'agence de notation Standard & Poor's a abaissé la note de Bank of America, Goldman Sachs, JPMorgan Chase, Morgan Stanley, Citigroup et Wells Fargo, à l'occasion d'une réévaluation des notations des 37 plus grandes banques du monde destinée à tenir compte de nouveaux critères de notation.