La Bourse de Paris se reprenait mercredi à la mi-journée et gagnait 0,61%, grâce à une mesure de la Chine sur les banques et des rumeurs autour de la BCE, qui permettaient à certaines valeurs bancaires d'effacer un début de séance difficile.
A 12H22 (11H22 GMT), le CAC 40 prenait 18,35 points à 3.045,11 points, dans un volume d'échanges très faible de 772 millions d'euros.
Le marché parisien tournait le dos à une première partie de séance en baisse, mais les investisseurs étaient toutefois peu entreprenants, comme en témoignait la faiblesse des volumes de transactions.
Depuis 12H00, le CAC 40 remontait alors que "la Chine vient d'annoncer une baisse de 50 points de base du taux de réserve obligatoire demandé aux banques", indique Dov Adjedj, vendeur d'actions chez Aurel BGC.
En outre, "il y a quelques rumeurs autour de la Banque centrale européenne (BCE) qui serait ouverte à une baisse des taux ou prête à racheter plus d'obligations", ajoute-t-il.
Du coup, certaines valeurs bancaires reprenaient des couleurs. BNP Paribas gagnait 0,04% à 28,18 euros et Crédit Agricole 0,66% à 4,42 euros. Société Générale perdait 0,58% à 17,18 euros.
En début de séance, le secteur bancaire avait souffert de la décision par l'agence de notation Standard & Poor's d'abaisser la note de grandes banques américaines, à l'occasion d'une réévaluation des notations des 37 plus grandes banques du monde destinée à tenir compte de nouveaux critères de notation.
Les opérateurs se préparaient à un après-midi chargé en statistiques américaines, avec les chiffres de l'emploi dans le secteur privé, l'activité industrielle dans la région de Chicago et les promesses de ventes de logements.
Le marché avait un peu accusé le coup en début de séance après la réunion à Bruxelles des ministres des Finances de la zone euro mardi soir qui ont décidé de se tourner davantage vers le Fonds monétaire international (FMI) pour aider à enrayer la crise de la dette.
Pour les stratégistes du Crédit Mutuel-CIC, "nous sommes donc face à un risque important de déception sachant que les décisions majeures ne pourront pas être prises avant le sommet européen du 8-9 décembre".
Hors valeurs bancaires, Bouygues perdait 0,34% à 23,31 euros après que Standard & Poor's a dégradé sa note de "A-" à "BBB+".
Wendel s'envolait (+12,20% à 51,55 euros) après l'annonce par la société d'investissement de la prochaine cession à un groupe américain de sa filiale de connecteurs de haute performance Deutsch sur la base d'une valeur d'entreprise de 2,1 milliards de dollars.