La Bourse de Paris accentuait encore ses gains lundi dans la matinée, portée par une envolée du secteur bancaire, alors que les investisseurs s'attendent à des mesures rapides pour soutenir l'Italie dont les taux d'emprunt sur les marchés se sont envolés.
A 10H40 (09H40 GMT), le CAC 40, qui avait beaucoup perdu lors des sept dernières séances, s'adjugeait 3,41%, prenant 97,29 points à 2.954,83 points.
"On ne sait pas très bien comment on va aider l'Italie mais ce qui est certain c'est que Paris et Berlin sont au pied du mur et vont devoir agir très rapidement", explique Alexandre Baradez, analyste chez Saxo Banque.
"Les investisseurs attendent donc des annonces imminentes et c'est ce qui soutient la tendance", ajoute-t-il.
Selon le quotidien italien La Stampa, le Fonds monétaire international (FMI) pourrait débloquer entre 400 et 600 milliards d'euros, ce qui permettrait à la péninsule de disposer d'une fenêtre de 12 à 18 mois pour mettre en place des réductions budgétaires et des réformes économiques.
L'institution basée à Washington a toutefois démenti mener une quelconque discussion avec les autorités italiennes sur ce sujet.
Si ce n'est pas avec le FMI, "plusieurs solutions sont sur la table avec le Fonds européen de stabilité financière nouveau format qui sera présenté demain (mardi lors de l'Eurogroupe, ndlr) ou la Banque centrale européenne", estiment les stratégistes du Crédit Mutuel-CIC.
Du côté des valeurs, le secteur bancaire, très exposé à la dette italienne, avait le vent en poupe. BNP Paribas s'envolait de 7,25% à 27,73 euros, Société Générale de 5,78% à 16,73 euros et Crédit Agricole de 5,47% à 4,30 euros.