La Bourse de Paris a terminé en hausse vendredi (+1,23%), dopée par un rebond technique après six séances de baisse et profitant en fin de séance de bonnes nouvelles sur le secteur bancaire qui ont permis de redonner du souffle au marché.
A la clôture, l'indice CAC 40 a progressé de 34,72 points pour s'inscrire à 2.856,97 points, dans un volume d'échanges réduit alors que Wall Street n'est ouvert qu'une demi-journée dans le cadre du long week-end de Thanksgiving.
Les autres grandes places boursières ont également rebondi: A Londres le Footsie a gagné 0,72% et à Francfort le Dax a pris 1,46% alors que l'Eurostoxx 50 s'adjugeait 0,91%.
Après une matinée dans le rouge, la cote parisienne a commencé à remonter dans l'après-midi, soutenue par l'ouverture en hausse de Wall Street mais surtout vers 15H30 (14H30 GMT) par des informations de presse évoquant une implication moins marquée des banques dans le futur mécanisme d'aide européen.
Le rebond technique a alors pris toute son ampleur, a indiqué Xavier de Villepion soulignant que des rachats de positions à découvert, ont permis de faire remonter la cote. "Aujourd'hui en fin de séance, les raisons techniques ont pris le pas sur la politique", a-t-il souligné.
Le marché avait pourtant mal commencé la journée: les investisseurs ont été déçus par le mini-sommet franco-germano-italien de Strasbourg, où aucune solution ne s'est dégagée, et par une nouvelle hausse des coûts de financements pour l'Italie lors de son adjudication vendredi.
L'Italie a dû accepter des rendements record pour emprunter 10 milliards d'euros, à plus de 6,5% pour des échéances courtes, des niveaux jugés insoutenables pour la troisième économie de la zone euro.
Dans ce climat très morose et peu actif, le marché a profité d'informations évoquant "des discussions sur une possible diminution de la part prise par le secteur privé dans le mécanisme européen de stabilité (MES)", appelé à succéder au Fonds européen de stabilité financière (FESF) mi-2013, selon Dov Adjedj, vendeur d'actions chez Aurel BGC.
La France et l'Italie plaident pour le retrait d'une clause du MES, prévoyant l'implication des investisseurs privés en cas de faillite ordonnée d'un Etat de la zone euro, selon le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung à paraître samedi.
Dans la foulée, les valeurs financières progressaient, à l'image notamment de la Société Générale (+2,10% à 15,83 euros) et du Crédit Agricole (+1,22% à 4,07 euros). BNP Paribas a gagné plus modestement 0,90% à 25,85 euros.
Les valeurs les plus cycliques, dépendantes de la conjoncture, se sont reprises à l'image de STMicroelectronics (+2,14% à 4,34 euros), ArcelorMittal (+2,84% à 11,75 euros euros) ou Alstom (+1,57% à 22,62 euros).
Le titre Total, poids lourd de la cote, a gagné 2,37% à 35,65 euros, profitant d'un intérêt accru des investisseurs et ce malgré sa condamnation à payer 204 millions d'euros de dommages et intérêts par un tribunal de Djibouti dans une affaire de pollution marine. Dans la foulée Technip se redressait également (+2,40% à 63,11 euros).
Axa, qui a profité d'une révision à la hausse de sa recommandation par Goldman Sachs, a gagné 1,67% à 8,85 euros.
Carrefour a gagné 1,23% à 17,31 euros. Le groupe a démenti les informations de presse faisant état d'une éviction de son PDG Lars Olofsson, en raison des mauvais résultats financiers de la société.
Du côté des baisses, on note Groupe Eurotunnel (-2,58% à 5,24 euros). Le fonds souverain norvégien, dont la gestion au quotidien est assurée par la banque centrale de Norvège (Norges Bank), est devenu le deuxième actionnaire de Groupe Eurotunnel.