Le Comité National CGT des Privés d'Emploi (CNPE) a appelé vendredi le gouvernement à augmenter le montant de l'aide exceptionnelle de fin d'année, dite prime de Noël, versée aux bénéficiaires des minima sociaux, et à l'étendre à tous les chômeurs et précaires.
Dans des courriers au Premier ministre François Fillon et à la ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale Roselyne Bachelot-Narquin, transmis à l'AFP, le CNPE note l'absence d'information à ce jour sur le versement de la prime, signalant que les comités de chômeurs et précaires "sont en cours de mobilisation" pour exiger ce qui constitue "l'un des acquis du mouvement des chômeurs".
"Nous en profitons pour vous rappeler la revendication de notre organisation de porter le montant de la prime à 500 euros et de l'étendre à toute la population privée d'emploi ou précarisée", écrit le secrétaire général Jean-François Kiefer.
Les mouvements de chômeurs réclament cette augmentation et cette extension depuis plusieurs années.
La prime versée par la Caisse nationale d'allocations familiales ou par Pôle emploi, selon les minima sociaux perçus, s'était élevée l'an dernier, comme en 2009, à 152,45 euros pour une personne seule, majorés selon la taille et la composition du foyer (parent seul ou couple, nombre d'enfants).
L'an dernier, 1,7 million de personnes ont perçu cette aide instaurée en 1998 par le gouvernement socialiste de Lionel Jospin, sous la pression des mouvements de chômeurs.