La Bourse de Paris évoluait en faible hausse vendredi dans les premiers échanges (+0,25%), après six jours de repli, dans un marché peu actif avant un emprunt de l'Italie et en l'absence de nombreux investisseurs en raison du raccourcissement de la séance à Wall Street.
A 09H28 (08H28 GMT), l'indice CAC 40 prenait 7,02 points, à 2.829,27 points. La veille, il avait cédé 0,01%.
Le marché parisien se reprenait très timidement en début de séance, après six séance de repli, lors desquelles il a cédé au total 7,92%.
Le prudence était d'autant plus de mise que peu d'investisseurs sont présents sur le marché, puisque Wall Street ne sera ouvert que pour une demi-séance (dans la matinée, heure de New York), au lendemain du jour férié de Thanksgiving.
"Cette journée devrait être assez calme sur le plan macroéconomique en labsence de statistiques majeures ou de rendez-vous politiques importants", estiment les stratégistes du Crédit Mutuel-CIC.
Les investisseurs se préparaient principalement à un emprunt de l'Italie sur les marchés, de dix milliards d'euros d'obligations à six mois et deux ans, attendu vers 11H00.
"L'Europe inquiète plus que jamais les investisseurs", soulignent les analystes de Saxo Banque, évoquant la dégradation par les agences de notation du Portugal et de la Hongrie.
En outre, le mini-sommet ayant réuni l'Allemagne, la France et l'Italie à Strasbourg n'a comporté aucune avancée décisive et une implication plus large de la Banque centrale européenne (BCE), espérée par les marchés, a même été écartée pour l'heure.
"Si la BCE naide pas, il va donc falloir que le FESF (Fonds européen de stabilité financière) nouvelle formule soit rapidement actif et pour linstant nous navons aucune visibilité sur cette partie des accords", estiment les analystes du Crédit Mutuel-CIC.
"Des réponses devraient arriver début décembre. Espérons quelles ne soient pas en dessous des attentes, car la zone euro aura des difficultés à attendre un nouveau sommet de crise", veulent-ils espérer.
Les valeurs financières évoluaient en ordre dispersé après avoir retrouvé des couleurs la veille. BNP Paribas perdait 0,02% à 25,62 euros mais Crédit Agricole prenait 1,29% à 4,08 euros et Société Générale 0,77% à 15,63 euros.
Dexia bondissait de 12,79% à 0,39 euro.
L'assureur Axa (+2,99% à 8,97 euros) profitait d'une recommandation revue à la hausse à "acheter", contre "neutre", par les analystes de la banque américaine Goldman Sachs.
Carrefour prenait 0,73% à 17,23 euros. Georges Plassat, ancien patron de Casino et de Carrefour Espagne, est courtisé par des actionnaires du distributeur qui envisagent de se séparer du PDG Lars Olofsson, selon le Figaro.
Essilor lâchait 0,22% à 50,69 euros alors que le nouveau PDG Hubert Sagnières prendra ses fonctions le 2 janvier
EADS (+0,46% à 20,84 euros) et Air France-KLM (+1,46% à 3,89 euros) n'étaient pas pénalisées par le fait qu'un Airbus A340 de la compagnie Air France, qui venait d'être entièrement révisé en Chine, a dû être immobilisé mi-novembre à Boston après qu'un mécanicien eut constaté l'absence d'une trentaine de vis sur un panneau de carénage.
Foncière Paris France prenait 6,74% à 108,40 euros. Les assureurs Allianz et Covea, agissant via leur holding Paris Hôtels Roissy Vaugirard, ont relevé de 10% leur offre sur la totalité de la société, à 110 euros par action.
Enfin, Cogra gagnait 7,22% à 5,79 euros, pour son premier jour de cotation. Le producteur français de granulés de bois avait annoncé mardi "le succès" de son entrée en Bourse, même s'il n'a finalement levé que 2,5 millions contre 3,3 millions espérés.