La Bourse de Paris devrait ouvrir sur une note stable vendredi, après six jours de repli consécutifs, dans un marché qui sera marqué par un emprunt obligataire de l'Italie et l'absence de nombreux investisseurs en raison d'une demi-séance à Wall Street.
Le contrat à terme sur le CAC 40 grignotait 0,02% une quarantaine de minutes avant l'ouverture de la séance.
La veille, l'indice vedette parisien a lâché 0,01% à 2.822,25 points, signant une sixième séance de repli, lors desquelles il a cédé au total 7,92%.
Il évolue au plus bas depuis le 23 septembre (2.810,11 points).
Les volumes d'échanges ont été particulièrement faibles jeudi en raison de l'absence de nombreux intervenants, en particulier américains, pour la fête de Thanksgiving.
Cette tendance devrait se poursuivre vendredi puisque Wall Street ne sera ouvert que pour une demi-séance.
Toutefois, de faibles volumes ne signifient pas pour autant une séance calme, puisqu'ils sont bien souvent la source d'une volatilité accrue des marchés.
La journée de vendredi sera marquée principalement par un emprunt de l'Italie sur les marchés, de dix milliards d'euros d'obligations à six mois et deux ans, vers 11H00.
Jeudi, le taux à 10 ans italien est repassé au-desssus des 7% sur le marché secondaire, où s'échangent les obligations déjà émises, en route vers son record du 9 novembre (7,483%).
De son côté, l'Agence France Trésor, qui place la dette française sur les marchés, doit annoncer si elle maintient sa dernière émission obligataire à long terme de l'année, prévue début décembre.
"Il ne fait aucun doute que c'est une nouvelle fois la crise de la dette souveraine en zone euro - et l'avenir même de la monnaie unique - qui reste la préoccupation première des opérateurs", souligne Peter Stanhope, analyste chez IG Markets.
La veille, lors d'un mini-sommet à Strasbourg, ayant réuni l'Allemagne, la France et l'Italie, aucune avancée décisive n'a été annoncée et une implication plus large de la Banque centrale européenne (BCE) a même été écartée pour l'heure.
Les investisseurs restaient donc en plein doute et excessivement prudents faute de voir se dessiner une solution à la crise, que ce soit via la BCE, le Fonds européen de stabilité financière (FESF) ou les euro-obligations.
"La résistance répétée de Merkel (chancelière allemande, ndlr) à l'idée d'euro-obligations continue de peser sur la confiance et il apparaît de plus en plus que le chemin sera cahotique jusqu'à Noël", relève M. Stanhope.
Pour Fabrice Cousté, de CMC Markets France, il n'est toutefois pas impossible que le marché parisien puisse se ressaisir dans un avenir proche.
"Il nous paraît peu probable que les marchés actions subissent une chute supplémentaire dans les prochaines semaines (et que le CAC 40 passe sous la barre des 2.500 points), tant le scénario pessimiste de l'enlisement dans la crise en zone euro et les perspectives de récession en 2012, sont déjà intégrés dans les cours des indices", explique-t-il.
VALEURS A SUIVRE
Les valeurs bancaires, BNP PARIBAS, CREDIT AGRICOLE et SOCIETE GENERALE, seront suivies notamment dans la perspective de l'emprunt italien.
EADS et AIR FRANCE-KLM: un Airbus A340 de la compagnie Air France, qui venait d'être entièrement révisé en Chine, a dû être immobilisé mi-novembre à Boston après qu'un mécanicien a constaté l'absence d'une trentaine de vis sur un panneau de carénage.
ESSILOR: Hubert Sagnières prendra ses fonctions de PDG le 2 janvier
TECHNIP a annoncé vendredi avoir remporté un contrat de service auprès de Samsung Heavy Industries pour le développement d'un champ de gaz situé en mer du Nord norvégienne.
CELLECTIS et l'Etablissement Français du Sang (EFS) ont annoncé l'inauguration de leur partenariat pour "faire progresser la transfusion sanguine, la thérapie cellulaire et la médecine régénérative" avec la mise en oeuvre de deux projets.
EIFFAGE a indiqué jeudi s'allier au néerlandais Smulders dans un consortium fabriquant fondations et mâts d'éoliennes offshore dans le cadre de l'appel d'offres lancé par le gouvernement.
FONCIERE PARIS FRANCE: les assureurs Allianz et Covea, agissant via leur holding Paris Hôtels Roissy Vaugirard, ont relevé de 10% leur offre sur la totalité de la société, à 110 euros par action.
La direction de Foncière Paris France avait elle proposé la semaine dernière de faire racheter par la société un quart de son propre capital au prix de 117 euros par titre.