La Bourse de Paris remontait nettement la pente vendredi après-midi et prenait 1,65%, dynamisée par la hausse de Wall Street et des informations de presse évoquant une implication moins marquée des banques dans le futur mécanisme d'aide européen.
A 16H26 (15H26 GMT), le CAC 40 gagnait 46,55 points à 2.868,80 points, dans un volume d'échanges de 1,343 milliard d'euros et après six séances de baisse d'affilée.
Le marché parisien a débuté la séance sur une timide hausse avant de passer nettement dans le rouge, alors que l'Italie a levé 10 milliards d'euros sur le marché à court terme mais au prix fort dans la matinée.
Le CAC 40 est ensuite repassé dans le vert peu avant Wall Street, une tendance amplifiée après l'ouverture du marché américain pour une demi-séance après être resté fermé jeudi lors de Thanksgiving.
Dans les premiers échanges, le Dow Jones et le Nasdaq s'inscrivaient en légère hausse.
Le marché bénéficiait également d'informations évoquant "des discussions sur une possible diminution de la part prise par le secteur privé dans le mécanisme européen de stabilité (MES)", appelé à succéder au Fonds européen de stabilité financière (FESF) mi-2013, selon Dov Adjedj, vendeur d'actions chez Aurel BGC.
La France et l'Italie plaident pour le retrait d'une clause du MES, prévoyant l'implication des investisseurs privés en cas de faillite ordonnée d'un Etat de la zone euro, selon le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung à paraître samedi.
Dans la foulée, les valeurs financière progressaient à l'image de BNP Paribas (+1,91% à 26,11 euros), Crédit Agricole (+2,78% à 4,14 euros) et Société Générale (+2,13% à 15,84 euros).
La séance parisienne restait toutefois désertée, en raison du week-end prolongé aux Etats-Unis.
"Aux Etats-Unis, c'est le +black friday+ (un jour traditionnellement consacré au shopping, ndlr) et on est toujours dans le week-end de Thanksgiving", ce qui pousse de nombreux intervenants à se tenir à l'écart, indique Yves Marçais, vendeur d'actions chez Global Equities.
Les doutes étaient en outre toujours vifs sur fond de crise de la dette en zone euro, comme en témoignait le haut niveau des taux d'intérêt sur le marché obligataire, notamment de l'Espagne et de l'Italie.
Hors valeurs bancaires, l'assureur Axa (+3,80% à 9,04 euros) profitait d'une recommandation revue à la hausse à "acheter", contre "neutre", par les analystes de la banque américaine Goldman Sachs.
Les valeurs les plus cycliques, dépendantes de la conjoncture, se reprenaient après un début de séance en baisse à l'image de STMicroelectronics (+2,68% à 4,37 euros), ArcelorMittal (+2,80% à 11,75 euros euros), Peugeot (+0,29% à 12,27 euros) et Renault (+1,41% à 24,38 euros).