Le secrétaire général de la CFDT François Chérèque a appelé vendredi le gouvernement à soutenir surtout l'emploi dans les petites entreprises, les réductions de postes dans les grands groupes n'étant que "la face visible de l'iceberg".
"Le problème, c'est les petites entreprises et je n'ai pas le sentiment aujourd'hui que le gouvernement réponde à cette demande et il faut qu'il le fasse de toute urgence", a-t-il affirmé sur France Info.
Selon lui, les projets de restructuration dans les grands groupes, à l'image du plan annoncé la semaine dernière par PSA Peugeot Citroën, ne sont que "la face visible de l'iceberg", que M. Chérèque évalue à seulement "1 à 2%" des nouveaux chômeurs.
Le groupe automobile "peut s'aider lui même", a ajouté le leader de la CFDT, alors que le gouvernement a assuré à plusieurs reprises qu'il n'y aurait pas de suppressions de postes à PSA, dont le patron a été reçu la semaine dernière à l'Elysée.
"Ce sont les milliers salariés en intérim qui partent, les salariés des sous-traitants de deuxième rang, ce sont les collectivités territoriales qui ont des problèmes de financement", a souligné M. Chérèque.
Le syndicaliste a indiqué qu'il avait demandé au gouvernement "la formation d'un groupe avec des moyens pour soutenir le chômage partiel, la formation, l'emploi des jeunes", sans donner de détails.
"Soutenons le chômage partiel, ces petites entreprises qui ont des difficultés elles vont fermer si on les aide pas, on en aura besoin demain, formons les personnes plutôt que de les mettre au chômage, en particulier les jeunes", a-t-il dit.
A propos de la loi des 35 heures, que l'UMP souhaite supprimer en ouvrant des négociations par branche, M. Chérèque a demandé d'arrêter "ces débats idéologiques", soulignant qu'il n'y a "pas aujourd'hui de demande patronale ou de demande syndicale pour négocier l'organisation et le temps de travail".
"Dans une période de suppressions d'emplois de crise, les propositions de l'UMP sont ridicules", a-t-il affirmé.