La Bourse de Paris était en hausse mardi à la mi-journée (+0,85%), soutenue par un rebond technique, mais sans grande conviction alors que les investisseurs restent préoccupés par la problématique de la dette en Europe et aux Etats-Unis.
A 12H55 (11H55 GMT), l'indice vedette gagnait 24,47 points pour s'inscrire à 2.919,41 points, dans un volume d'échanges de 818 millions d'euros.
Dès l'ouverture, les chasses aux bonnes affaires, après le repli de 3,41% de lundi, ont permis de soutenir l'indice parisien.
"Mais sur le fond, le climat reste toujours aussi préoccupant. A la crise de la dette en Europe, se sont ajoutées les inquiétudes sur l'endettement américain après l'échec du comité bi-partisan pour réduire le déficit public", a expliqué Yves Marçais, vendeur d'actions chez Global Equities.
"Il n'y a donc actuellement aucune autre raison de progresser sur le marché action, si ce n'est de se repositionner techniquement sur des valeurs qui ont lourdement chuté", a-t-il poursuivi.
Le montant des transactions est très faible, témoignant de la prudence des investisseurs.
En Europe, les consultations s'accélèrent entre responsables européens pour tenter de circonscrire la crise de l'euro. L'objectif est que l'Allemagne assouplisse sa position et accepte que la Banque centrale européenne (BCE) intervienne massivement pour racheter des titres de dettes des pays en difficulté.
Selon de nombreux analystes dont ceux d'Aurel, c'est la seule solution pour le moment. Ils préviennent que "les marchés ont encore un potentiel important de baisse" et "le coût pour l'économie mondiale de ce bras de fer européen pourrait être très élevé".
Parmi les fortes baisses, on note Alcatel-Lucent (-3,64% à 1,31 euros), ainsi que de nombreuses valeurs technologiques qui ne profitent pas de rebond technique comme Nicox (-2,14% à 0,7 euros), Ingenico (-2,81% à 28,18 euros), ou Soitec (-1,75% à 3,14 euros).
Les valeurs bancaires, en première ligne dans la crise de la dette évoluent de manière diverse: BNP Paribas cède 1,60% à 26,42 euros comme la Société Générale (-0,44% à 15,94 euros) alors que le Crédit Agricole s'inscrit dans le vert (+0,12% à 4,13 euros).
Les valeurs considérées comme défensives (peu dépendantes de l'évolution de la conjoncture) se détachent nettement dans le vert: Air Liquide (+1,87% à 88,09 euros), Danone (+1,45% à 48 euros), Sanofi (+1,32% à 49,19 euros).
Les valeurs industrielles, qui avaient été lourdement pénalisées lundi, se redressent, soutenues par un rebond technique, à l'image d'Arkema (+1,60% à 40,03 euros) et Saint Gobain (+1,44% à 28,46 euros).
Alstom progresse de 1,25% à 23,02 euros, malgré sa condamnation par la justice suisse à verser 31 millions d'euros, dans une affaire de corruption concernant plusieurs pays.
Aidées par les sanctions contre l'Iran et la hausse du pétrole, les valeurs liées au pétrole progressent: Total (+0,99% à 36,37 euros), Technip (+1,32% à 62,69 euros).
Le groupe publicitaire Havas gagne 1,50% à 2,84 euros. Le groupe poursuit son développement en Asie avec l'acquisition d'une participation majoritaire dans l'agence de relations publiques Siren-Communication.