L'euro tentait de rebondir face au dollar mardi dans un marché toujours préoccupé par la crise de la dette en zone euro et par l'échec de négociations sur le déficit des Etats-Unis.
Vers 10H15 GMT (11H15 à Paris), l'euro valait 1,3537 dollar contre 1,3494 dollar lundi vers 22H00 GMT.
L'euro progressait face à la devise nippone, à 104,09 yens contre 103,83 yens lundi soir.
Le dollar se stabilisait face à la monnaie japonaise à 76,90 yens contre 76,94 yens la veille.
La crise en Europe "reste le principal sujet à l'ordre du jour" pour les marchés mais "si la situation macroéconomique est toujours aussi mauvaise, les pires scénarios semblent déjà être pris en compte" dans le cours du couple euro-dollar, ce qui devrait, du moins à court terme, éviter un nouveau plongeon de la monnaie unique européenne, commentait Kathleen Brooks, analyste chez Forex.com.
Mais les cambistes continuaient de scruter l'Italie et l'Espagne, dont les coûts de financement sur les marchés restaient très élevés mardi: les taux de rendement de leurs obligations à 10 ans évoluant respectivement au-dessus de 6,6% et 6,5%, proche du seuil de 7% atteint par l'Italie le 9 novembre et jugé ingérable dans la durée pour les pays fortement endettés.
Preuve de la défiance persistante des investisseurs, l'Espagne a émis mardi 2,978 milliards d'euros de bons à 3-6 mois à des taux en très forte hausse.
Après les changements de gouvernement en Grèce et en Italie, l'écrasante victoire de la droite en Espagne lors d'élections législatives dimanche ne semble pas avoir rassuré les marchés, les investisseurs s'inquiétant de la mise en place du plan de rigueur prévu par la nouvelle majorité.
Autre mauvaise nouvelle, la "super-commission" du Congrès américain chargée de réduire la dette aux Etats-Unis a annoncé son échec en fin de journée.
Les 12 membres de cette commission mixte --six républicains et autant de démocrates-- étaient chargés de réduire le déficit du pays de 1.200 milliards de dollars. Son échec va déclencher un mécanisme de coupes automatiques dans les dépenses à partir de 2013.
"Le fait que la +super-commission+ s'est maintenant transformée en +super-désastre+ met en lumière les difficultés structurelles du système politique américain" qui permet à des querelles entre partis de prendre le dessus sur le besoin de mettre en place une politique budgétaire à long terme pour tenter de régler les problèmes auxquels fait face la première économie mondiale, observaient les analystes de Commerzbank.
Mais malgré un système bancal, "les Etats-Unis continuent de trouver de nombreux acheteurs étrangers" pour leur dette, ce qui allège la pression à court terme sur le pays, soulignait Jane Foley, analyste chez Rabobank.
En outre, les cambistes guettaient mardi la deuxième estimation du Produit intérieur brut (PIB) américain pour le troisième trimestre, en quête "d'éléments éclairants sur la performance de l'économie américaine" permettant de balayer totalement de récentes craintes de voir les Etats-Unis retomber en récession, notait Commerzbank.
Vers 10H15 GMT, la livre britannique baissait face à l'euro à 86,50 pence pour un euro et se stabilisait face au billet vert à 1,5649 dollar.
Le franc suisse progressait face à l'euro à 1,2354 franc suisse, comme face au billet vert à 0,9127 franc suisse pour un dollar.
L'once d'or valait 1.691,88 dollars contre 1.702 dollars lundi soir.
Cours de mardi Cours de lundi 10H15 GMT 22H00 GMT
EUR/USD 1,3537 1,3494 EUR/JPY 104,09 103,83 EUR/CHF 1,2354 1,2376 EUR/GBP 0,8650 0,8625 USD/JPY 76,90 76,94 USD/CHF 0,9127 0,9169 GBP/USD 1,5649 1,5642