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Analyse AOF pré-ouverture Wall Street - Le PIB US compromet le rebond

Mardi 22 Nov 2011 à 15:01

Wall Street est attendu en baisse à l'ouverture. Le rebond, pourtant initialement anticipé par les analystes, n'aura pas lieu en raison de la mauvaise surprise sur le front de l'économie. La croissance du PIB américain a été révisée à la baisse, de 2,5% à 2%, au troisième trimestre. Cette nouvelle est mal perçue par les investisseurs au lendemain de l'échec du comité spécial du Congrès chargé d'examiner les moyens de réduire le déficit fédéral et alors que la crise de la dette hante les marchés. A 14h45, les futures sur S&P500 et Nasdaq 100 cèdent 0,1% à 1 189,5 pts et 0,42% à 2204,25 pts.

Hier à Wall Street

Les marchés actions américains ont terminé la séance de lundi en net repli en raison notamment de l'incapacité des parlementaires à s'entendre sur la réduction du déficit fédéral aux Etats-Unis. Les investisseurs ont par ailleurs réagi à la mise en garde de Moody's concernant la note "triple A" de la France. Côté valeurs, Pharmasset a bondi de plus de 84% suite à son rachat par Gilead. Ce dernier a en revanche chuté de plus de 9%. Le Dow Jones a perdu 2,11% à 11 547,31 points tandis que le Nasdaq a reculé de 1,92% à 2 523,14 points.

Les chiffres macroéconomiques

L'économie américaine a progressé de 2% au troisième trimestre, selon les chiffres révisées de la croissance publiées à 14h30 (+2,5% en première estimation). Les économistes attendaient une hausse de 2,5%.

Aux Etats-Unis, les prix ont progressé de 2% au troisième trimestre, selon les chiffres révisés publiés à 14h30. Les économistes prévoyaient une hausse des prix de 2,1%, en ligne avec la première estimation.

Les minutes du comité de politique monétaire de la Fed du 2 novembre sont publiées à 20 heures.

Les valeurs à suivre

BANK OF AMERICA

Bank of America s'est vu signifier par les régulateurs américains qu'elle pourrait faire l'objet d'une action des pouvoirs publics si les mesures prises pour renforcer son bilan sont jugées insuffisantes, selon les sources du Wall Street Journal. Ces derniers mois, les régulateurs ont averti le Conseil d'administration de Bank of America qu'ils souhaitaient voir davantage de progrès sur la mise en conformité de l'établissement avec le mémorandum décidé en mai 2009. Si l'établissement n'obtempère pas, les régulateurs pourraient engager une action officielle et publique.

CAMPBELL SOUP

Campbell Soup a vu son bénéfice net reculer de 5% au premier trimestre de son exercice fiscal 2011-2012, les hausses des prix n'ont pas compensé le ralentissement des volumes des branches soupes et boissons. Toutefois, le bénéfice du géant américain de l'agro-alimentaire dépasse les attentes de Wall Street. Le groupe a déclaré qu'il travaillait à la stabilisation de son activité soupes aux Etats-Unis. Le bénéfice net est ressorti à 265 millions de dollars, ou 82 cents par action. Les analystes visaient 79 cents. Le chiffre d'affaires est resté stable à 2,16 milliards.

HEWLETT-PACKARD

Hewlett Packard a présenté hier soir des perspectives décevantes. Sur l'exercice 2012, le groupe d'informatique vise un bénéfice par action, hors éléments exceptionnels, d'au moins 4 dollars, dont de 83 à 86 cents au premier trimestre. Le consensus FactSet était de respectivement 4,53 dollars et 1,11 dollar. La directrice financière de HP a indiqué que les dépenses des ménages demeuraient faibles et qu'elle commençait à constater un ralentissement des dépenses commerciales. Elle anticipe aussi la poursuite de la pression sur les marges en raison notamment de la baisse attendue des ventes.

LOCKEED MARTIN

Le groupe d'aéronautique et de défense Lockheed Martin a remporté un contrat d'une valeur de 7,4 milliards de dollars pour développer des mises à jour, ajouter de nouvelles capacités et améliorer la performance de l'avion de combat à réaction F-22 (Raptor).

MEDTRONIC

Le fabricant d'implants médicaux Medtronic a fait état d'une hausse de plus de 50% de ses bénéfices au deuxième trimestre de son exercice fiscal 2011-2012 à la faveur d'une base de comparaison favorable. Le bénéfice net est ressorti à 871 millions de dollars, ou 82 cents par action contre 566 millions, ou 52 cents un an plus tôt. Hors éléments exceptionnels, le BPA ressort à 84 cents pour un chiffre d'affaires en hausse de 3% à 4,13 milliards. Ces résultats dépassent les attentes des analystes qui visaient un BPA, hors exceptionnels, de 82 cents et un chiffre d'affaires de 4,07 milliards.

AOF - EN SAVOIR PLUS

LEXIQUE

PIB (Produit Intérieur Brut) : Valeur de tous les biens et services produits à l'intérieur des limites géographiques d'un pays ou d'un territoire au cours d'une période donnée.

Inflation : L'inflation est la hausse du niveau général des prix, entraînant une baisse durable du pouvoir d'achat de la monnaie. Elle est généralement évaluée au moyen de l'Indice des prix à la consommation (IPC).

D'une manière générale, une forte inflation profite au débiteur, tandis que le créditeur en pâtit. Pour jauger l'inflation, les banques centrales s'intéressent à l'indice des prix à la consommation sous-jacent, c'est-à-dire hors les éléments volatils que sont l'énergie et l'alimentation. On parle alors d'indice des prix à la consommation «core». La Fed privilégie l'indice PCE «core» qui mesure l'évolution des prix liés à la consommation des ménages. Le niveau d'inflation considéré comme acceptable par la BCE est de 2 % l'an.

Demandes hebdomadaires d'allocation chômage : Cette statistique américaine, qui est publiée chaque jeudi à 14h30, donne le nombre de nouvelles demandes d'allocation chômage sur la semaine se terminant le samedi précédent. Elle est un indicateur de la santé du marché de l'emploi aux Etats-Unis, mais est cependant volatile. Il est plus pertinent de surveiller son évolution sur plusieurs semaines. Les économistes surveillent ainsi la moyenne mobile de cette donnée sur quatre semaines.

Indice de la Fed de Philadelphie : il s'agit de l'un des premiers indices d'activité régionale publiés chaque mois pour le secteur manufacturier. Un indice supérieur à 0 signale une expansion du secteur et inversement. Son intérêt pour les investisseurs est relativement limité en raison de sa forte volatilité.

Le secteur manufacturier de la région de Philadelphie est relativement similaire à celui de l'ensemble des Etats-Unis. 250 entreprises sont interrogées sur leur activité actuelle (emploi, commandes, livraisons,...) et sur leurs perspectives à six mois.

Indicateurs avancés du Conference Board (indice des) : cet indice est calculé à partir de dix statistiques économiques, comprenant notamment les commandes dans l'industrie, les demandes hebdomadaires d'allocation chômage, l'indice S&P500, la confiance des ménages, l'écart de taux entre celui à dix ans et celui au jour le jour... Il est utilisé par les économistes pour anticiper l'évolution de l'activité dans les trois à six prochains mois.

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