La Bourse de New York, crispée sur les problèmes de dette publique aux Etats-Unis comme en zone euro, creusait ses pertes lundi en matinée, le Dow Jones perdant 2,08% et le Nasdaq 2,17%.
Vers 15H35 GMT, le Dow Jones Industrial Average lâchait 245,45 points à 11.550,71 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, 55,79 points à 2.516,71 points.
L'indice élargi Standard & Poor's 500 reculait de 2,08% (25,32 points) à 1.190,33 points.
Les 30 valeurs du Dow Jones, qui avait déjà perdu 3% la semaine dernière, évoluaient en baisse, notamment les banques, sensibles à la crise européenne: Bank of America perdait 2,94% et JPMorgan Chase 2,81%.
Hors de l'indice vedette, Morgan Stanley chutait de 5,14% et Citigroup 4,98%.
L'agence de notation Moody's a estimé que la hausse des taux des obligations françaises et la détérioration des perspectives de croissance risquaient d'avoir des conséquences négatives sur l'évaluation de la dette de la France, qui bénéficie actuellement de la note maximale "AAA".
Les taux des titres de dette publique d'Espagne grimpaient lundi au lendemain de la victoire de la droite aux élections législatives, signe d'une défiance toujours vive des investisseurs envers la dette du pays.
Aux Etats-Unis, la "super-commission" du Congrès chargée de s'attaquer à la dette n'avait toujours pas trouvé d'accord lundi à deux jours de la date butoir. Faute d'accord d'ici à mercredi, un mécanisme de coupes automatiques dans les dépenses sera déclenché.